Le Centre Pompidou-Metz, un bâtiment emblématique de la ville de Metz

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Patrick Thil : Marina, vous disiez tout à l’heure qu’on avait, c’est toujours très intéressant, à la fois les CSP+ et puis les autres. 

Je voudrais souligner quelque chose qui étonne toujours le ministère de la Culture, c’est que ce Centre Pompidou, qui est quand même dédié à l’art moderne et contemporain, donc un peu pointu est, de tous les musées de France, celui qui est le plus caractérisé par les populations sociales, qu’on appelle plutôt dans la catégorie “ouvriers-employés”. 

Alexandre Michelin : C’est formidable, c’est une vraie réussite.

Patrick Thil : …et on a 27% de nos visiteurs qui sont issus de cette classe sociale, ce qui est vraiment tout à fait remarquable.

Et quand on se compare à  Lens, qui était aussi une région qui a connu une industrialisation importante, et puis ensuite déclinante, etc., et bien, alors même que, si j’ose dire, l’offre du Louvre Lens est quand même beaucoup plus classique que l’art contemporain eh bien, on bat tous les records sur cette catégorie de population, et pour un art qu’on dit plus difficile d’appréhender.

Alexandre Michelin : Le Centre Pompidou, à la fois par son architecture, mais aussi par sa situation, puis son côté durable, inspire. 

Par exemple, on va passer sur la vision de Stan Walbert sur sur le centre, avec ses outils d’un faux décor XR. 

C’est un autre regard, et on voit tout de suite… voilà hop, on passe dans le vortex, et on va être bientôt sur…

Voilà une perception, qui a été validée par Chiara Parisi, et qui montre comment on peut aussi le voir. 

Et c’est aussi à Metz, c’est-à-dire qu’on voit, la nuit, la cathédrale, et puis là on voit une aspiration, une élévation, un côté festif.

C’est aussi Metz, c’est aussi cette architecture qui vit ici. 

Patrick Thil : Tout ce que l’on voit là est en bois, et le toit est lui-même en toile.

Et ça renvoie à ces architectures un peu provisoires, et qui résistent. 

Et ce n’est pas pour rien, puisque Shigeru Ban est quand même connu aussi pour ses architectures de carton au Japon, qui résistaient, évidemment, au tremblement de terre.

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenant : Patrick Thil (adjoint au maire de Metz en charge de la culture)

 Les chiffres-clé et l’impact économique du festival Constellations pour la ville de Metz

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Marina Lallement : Nous, à l’Agence inspire Metz, nous avions proposé à la ville de Metz de réaliser une étude d’impact économique sur Constellation, en 2019. Donc nous avions confié cette étude au cabinet Protourisme, un cabinet spécialisé. 

Donc, il y a eu des enquêtes qui ont été réalisées à la fois sur les visiteurs, et également sur nos acteurs économiques locaux.

Donc on a pu réellement mesurer cet impact, qui est quand même extrêmement important, puisque ça s’élève quand même… on parle de 6,4 millions d’euros de retombées économiques pour un festival qui dure deux mois, un peu plus – donc c’est quand même extrêmement important -, et de la création de 148 emplois à temps à temps plein. 

Donc c’est quand même pas anodin. Le calcul… alors c’est des chiffres un peu économiques, mais pour 1€ dépensé par la collectivité, on avait quand même une génération de 3,75€. Donc, c’est extrêmement important. 

Et puis, vous parliez tout à l’heure des visiteurs jeunes, on avait quand même 55% des visiteurs qui avaient moins de 35 ans.

On a une part de CSP+ et de CSP- qui est à peu près équivalente, donc on a aussi un public relativement populaire, ce qui est important aussi.

Et puis on était quand même dans une grande proportion… alors on avait 65% de visiteurs extérieurs au territoire, donc ça c’est quand même très important. Et on était encore sur une grande proportion à 93% de visiteurs français, même si nos publics très proches… parce que rappelons qu’on est une région frontalière, donc, on avait bien sûr la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne…

Alexandre Michelin : Oui, ça m’a frappé il y a beaucoup de… on entend parler d’autres langues. On entend plutôt parler allemand, plutôt parler, peut-être, hollandais. 

On sent que ça fait partie des axes pour aller vers le sud, où les gens s’arrêtent, et puis c’est un peu une étape, où on vient. On entend, quand on est dans Constellations, des langues étrangères, des gens qui prennent des photos, qui se parlent entre eux…

Patrick Thil : Et puis, nous avons beaucoup de franciliens ou de parisiens. Parce qu’il faut souligner quand même qu’en TGV, c’est 1h20. Je pense que ceux qui travaillent en banlieue ou à l’inverse, ont à peu près ce temps de transport. 

Marina Lallement : C’est ça. Alors, parmi nos visiteurs français, outre bien sûr les visiteurs de la région Grand Est, les parisiens, c’est notre première cible, évidemment. Effectivement, avec la facilité que propose le TGV. 

L’enjeu aussi, mais Valentine en parlera bien mieux que moi, c’est de les faire rester un peu plus longtemps, et de ne pas en faire qu’une seule étape, évidemment.

Voilà, donc c’est un projet culturel très important, c’est un projet économique très important, qu’on arrive à mesurer et qu’il faut continuer à accompagner. On a encore plein de choses à faire. 

On est un territoire avec beaucoup de talents. C’est aussi un des buts de l’agence Inspire Metz, c’est la captation de talents, et c’est de développer aussi nos acteurs locaux et de les faire participer.

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants : 

  • Marina Lallement (Agence Inspire Metz)
  • Patrick Thil (adjoint au maire de Metz en charge de la culture)

L’importance du festival Constellations pour l’attractivité touristique de la région Grand Est

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Marina Lallement : L’Agence Inspire Metz, c’est l’agence d’attractivité des 44 communes de la métropole. 

On a trois métiers : tourisme, tourisme d’affaires et développement économique. 

Notre rôle, c’est de développer le territoire et de renforcer son attractivité. 

Donc, évidemment, Constellations pour nous, c’est un événement extrêmement important en termes d’image, également en termes économiques – je vais y venir -, et on s’est associés dès le départ parce que pour nous c’était une évidence, parce que c’est un événement qui nous singularise, qui singularise la destination. 

Vous parliez tout à l’heure, à juste titre, de la métropole… alors moi je dis toujours, “européenne, créative et durable”, pour être encore plus complète. 

Et, justement, Constellations s’inscrit complètement dans ce positionnement. C’est une véritable stratégie de reconquête de l’image de notre territoire. 

D’ailleurs, je vous remercie d’être présents aujourd’hui, c’est plutôt une très bonne nouvelle pour notre territoire. Ça prouve qu’on est attractifs, qu’on intéresse. 

Donc ça rentre tout à fait dans ce qu’on souhaite.

Alexandre Michelin : Et tous ceux qui arrivent, je dirais, à la gare, et qui font ce parcours et qui ont dit : “ah, je n’étais pas là pour Constellations”…

Il y a une curiosité, surtout après le covid, où les gens commencent à réfléchir à la qualité de vie. Moi, j’ai beaucoup de retours, de : “ah c’est fleuri partout, c’est super clean, super bien organisé…”, enfin des réactions un peu de parisiens qui découvrent qu’il y a encore des villes agréables à vivre.

Et, vraiment, ça vient du cœur. C’est vraiment une réaction, comme ça, tout à fait naturelle. 

Et puis qui commencent à déambuler, et puis qui découvrent qu’il n’y a pas que le Centre Pompidou-Metz, mais qu’il y a aussi beaucoup d’autres choses.

Patrick Thil : Et puis qui découvrent aussi qu’il n’y a pas que la Bretagne ou la Méditerranée qui peut attirer. Et puis il faut leur rappeler que le soleil se lève à l’Est.

Alexandre Michelin : Surtout en ce moment, là. On est gâtés.

Marina Lallement : C’est exactement ça. En fait, pour rebondir sur ce que disait monsieur Thil tout à l’heure, c’est un peu une guerre de l’image. 

Aujourd’hui, les territoires doivent se singulariser. Constellations, c’est un événement qui nous singularise, et c’est vrai que le Centre Pompidou-Metz nous a quand même beaucoup aidés en termes d’image, il faut bien le préciser. 

Et si on regarde, finalement, avec un petit peu de recul, sur cet été, on avait une offre culturelle quand même exceptionnelle à proposer à nos touristes. 

Entre les expositions extraordinaires du Centre Pompidou, que ce soit Arcimboldo ou Chagall, notamment…

Patrick Thil : Ou même l’architecture rêvée et utopique…

Marina Lallement : … d’aerodream, absolument. 

Patrick Thil : Architecture gonflable.

Marina Lallement : Et puis Constellations. Donc on permet à nos touristes, quand même, de vivre des expériences assez extraordinaires. Et puis, Constellations, ça sublime notre territoire. 

Ça fait redécouvrir, d’une manière complètement différente, le patrimoine. Et pour nos touristes, c’est extrêmement important.

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Marina Lallement (Agence Inspire Metz)
  • Patrick Thil (adjoint au maire de Metz en charge de la culture)

Présentation de l’exposition Pompéi

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Stéphane Millière : Chez GEDEON Media Group, nous ne sommes pas du tout du côté de la techno. On est vraiment du côté des contenus, et on est d’abord un producteur de contenus pour la télévision, avec une particularité : c’est qu’on travaille beaucoup sur la science, sur l’histoire, sur le patrimoine, avec des grandes entreprises, avec  des grandes institutions archéologiques.

Et c’est de par ces contenus “propriétaires”, on pourrait dire, originaux, qu’on a produit, qu’on est venus aux expositions immersives. 

Et le sujet qui nous intéresse, c’est Pompéi. Donc Pompéi, on a commencé à négocier – c’était déjà il y a trois ans -, une exclusivité sur les nouvelles fouilles de Pompéi avec le ministère de la Culture et le parc archéologique de Pompéi. 

On a suivi, après, pendant un an et demi, pour nos partenaires télévisuels – et on est assez bien implantés à l’international -, donc France Télévisions, la ZDF en Allemagne, Curiosity Stream aux Etats-Unis, la NHQA au Japon et d’autres. 

Et donc on a suivi pendant un an et demi ces fouilles, et dans le cadre de ces fouilles qui se déroulaient sur une rue – on peut peut-être regarder des images en même temps et je parlerai sur les images si vous voulez, pour ceux qui n’auraient pas vu l’exposition -, donc, dans le cadre de ces fouilles, ça se passait dans une rue et cette rue, évidemment, avait été écroulée par le flux pyroclastique de Pompéi, de l’éruption, et on a reconstitué progressivement la rue, elle a été scannée. 

Et puis ensuite on a remis le premier étage, on a remis les peintures à l’intérieur avec des partenaires spécialisés. Et puis on s’est retrouvés, donc, avec une image virtuelle de Pompéi au moment des fouilles, et de Pompéi tel qu’il était avant l’éruption.

Et c’est à ce moment-là qu’on s’est dit avec nos partenaires archéologues : “ce serait formidable de pouvoir amener cette rue, qu’on a reconstituée, ailleurs”. 

On est venus rencontrer la Réunion des Musées Nationaux avec Massimo Osanna, le directeur de Pompéi, et notamment Roei Amit, qui est ici.

Et il y a eu un engouement, immédiatement, de Roei, qui a convaincu l’ensemble de la Réunion des Musées Nationaux pour amener cette rue à Paris, au Grand Palais. 

Et on a commencé à travailler, à ce moment-là, sur la scénographie d’une rue en immersif, raconter une histoire, raconter l’histoire de l’éruption, avec ses trois temps : avant, pendant l’éruption et après, avec le travail des archéologues. 

Si on peut regarder des images, je crois qu’il y a des images qui sont…

Et donc le travail scénographique a commencé. Ça s’est passé sur 1500 mètres carrés, avec la construction de maisons dans la première partie, des maisons qui sont avant l’éruption, donc entières, telles qu’on les avait reconstituées, qui sont vraiment la copie de celles qu’on avait trouvé dans cette rue à Pompéi, avec les inscriptions, avec toutes les façades, avec les détails de toiture.

Et puis un parcours scénographique qui racontait comment était Pompéi avec les maisons dans lesquelles on pouvait entrer, une première maison avec la description de la ville avant l’éruption, les différents monuments.

Puis on continue à avancer, au milieu il y avait un amphithéâtre avec, sur 18 mètres de haut, le volcan, et l’éruption qui arrivait toutes les quinze minutes. Donc ça, c’est devenu une attraction, notamment pour un public jeune. 

Et puis, dans la suite de l’exposition, on rentrait dans le travail des archéologues, avec cette descente dans les six mètres de la pilie ou, au fur et à mesure, ils trouvent d’abord des peintures, ensuite des objets, et puis après des corps. Et on reconstituait, ensuite, on expliquait le travail de l’archéologie. 

Et puis dans la dernière maison, il y avait les plus belles peintures de Pompéi, sur l’intégralité des murs de la maison, et c’était extrêmement émouvant de se retrouver devant ces peintures, qui sont exceptionnelles. 

Et je veux dire que le travail qu’on a fait là, pour les amener au Grand Palais, ça a été de faire des centaines de photos sur les peintures des villas pompéiennes, les plus belles, et de les reconstituer, de les mettre toutes ensembles et d’avoir une très, très haute définition, au point que le directeur de Pompéi, quand il a vu ça, – il n’avait jamais vu les peintures avec cet éclairage, avec cette qualité de définition et donc agrandies deux fois et demie, trois fois -, il a demandé à ce qu’on fasse la même chose à Pompéi.

Donc ça, c’était une expérience, Pompéi, qui devait ouvrir, je crois, le 15 avril. Et pour des raisons de Covid, évidemment, ça n’a pas ouvert, et ça a ouvert plus tard, au mois de juillet, pendant quatre mois, avec une jauge réduite, 209 000 visiteurs si je me souviens bien.

Donc là voilà, on voit la structure, au Grand Palais, de cette salle énorme, extrêmement haute de plafond, donc c’était formidable d’avoir un espace aussi volumineux. 

On voit, là, la première maison, avec ses trois écrans qui dialoguent.

Et il y avait, j’ai oublié de le dire, évidemment on était en coproduction avec la Réunion des Musées Nationaux et le Parc archéologique de Pompéi. Et donc on avait des objets, issus des dernières fouilles, et ça c’était assez extraordinaire, puisque l’idée c’était de faire dialoguer le réel et le virtuel, de ne mettre en virtuel que ce qui ne pouvait pas être réel. 

Donc on remettait les objets… j’entendais le directeur du musée de Metz ce matin qui disait : “c’est formidable, un objet, mais on n’a pas le contexte”.

Ben là, c’est exactement ce qu’on a fait, on a mis les objets dans le contexte des maisons reconstituées, tels qu’ils auraient pu être, et donc il y avait en permanence un dialogue avec des transparences, par les portes, où on pouvait voir dialoguer le virtuel et le réel.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Tour de table des projets à venir : GEDEON Media Group, Emissive, Accor, Zú

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Stéphane Millière : Alors nous il y a des projets en cours, mais qui vont être… il va y avoir des conférences de presse puisqu’on a fait la production d’une petite partie du pavillon français à Dubaï. Et là-dessus, je ne peux pas m’exprimer plus puisqu’il va y avoir une conférence de presse dans quelques jours.

On prépare une exposition immersive sur les océans qui tournera dans plusieurs villes françaises et peut-être européennes l’année prochaine, mais au moins cinq villes en France. Ça, ce sera au printemps. 

On aura une partie de l’exposition de notre restitution de Gaudi dans l’exposition à Orsay à partir du mois d’avril, l’année prochaine, 2022. 

Et puis on travaille sur une expérience VR avec Stéphane Landowski comme auteur, qui doit être ici, et Small Studio également, qui est basé sur le même principe. 

Et puis beaucoup d’autres projets que je ne peux pas nommer pour des raisons de confidentialité.

Je sais qu’on est un peu tous… 

Fabien Barati : C’est vrai, moi c’est un peu pareil, je vais devoir rester très très flou, parce que aussi il va y avoir des annonces à venir, mais bon, là, dans le format d’expéditions immersives, on est sur un projet qui va sortir en fin d’année et qui va être très, très, très, très gros. C’est censé être l’installation VR peut-être la plus grosse du monde.

Et puis en même temps, en parallèle, on crée des partenariats avec des institutions culturelles, principalement en France, pour les expéditions immersives aussi. Mais bon, là aussi je ne peux pas encore dire qui c’est.

Antoine Dubois : Du côté Accor on va mieux, mais on espère que le business va bien reprendre et que la normalité, ou une nouvelle normalité va arriver et que les hôtels vont bien fonctionner dans le futur.

Mais on travaille sur différents évènements qui arrivent, et le prochain c’est des cours de yoga et dégustation d’huîtres sur une île éphémère le 20 septembre lors des marées basses à l’île d’Oléron.

Et on est en train de réfléchir sur différents autres événements, et on a noté avec Stéphane Gaudi à Barcelone, donc on va en parler.

Matthieu Bonnary : Guillaume, tu es dans la suite du tour de table pseudo virtuel phygigital que nous avons.

Guillaume Therien : Très immersif, comme table ronde. Nous on va clôturer le fonds, donc on est dans les derniers… on est en train de ficeler les dernières étapes de la clôture du fonds pour être capables de déployer les capitaux, aider les entrepreneurs, les entreprises, en espérant d’ici la fin de l’année… il y a tellement de beaux projets qu’on voit de partout, que ce soit sur le territoire européen, canadien, américain, asiatique… Donc on a très, très hâte de travailler et de parler avec ces entreprises-là.

L’actualité qu’on va regarder, c’est sûr, c’est l’économie de créateurs. On y croit beaucoup, au “creator economy”.

Peut-être qu’on prêche pour notre paroisse, mais avec, justement les entrées en bourse qu’on peut voir comme Unreal, Unity, avec Roblox, Patreon, qui sont évalués à des milliards de dollars. 

Donc on n’est plus nécessairement dans, justement, la création… on est pris au sérieux, je pense, les créateurs, donc je trouve ça vraiment, vraiment intéressant.

Et aussi voir les changements d’ordre, les donneurs d’ordres. Que ce soit Amazon qui achète MGM ou TikTok qui ont acheté Pico VR. 

Donc je pense qu’on va voir, stratégiquement, dans la prochaine année, des joueurs se camper, et ça va être vraiment intéressant de voir ça. 

Et pour moi, justement, TikTok est vraiment aussi, je pense… une des choses intéressantes, ça va être de voir la Chine, comme la Chine se positionne très fort dans la culture, dans le divertissement. 

Ils ont des moyens, ils ont différentes façons de faire les choses, ils ont une mise à l’échelle beaucoup plus facile localement que nous, donc j’ai très hâte de voir… je surveille vraiment la Chine d’un œil attentif.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenants : 

– Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

– Antoine Dubois (DGA marketing Accor)

– Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

– Guillaume Therien (Directeur général de Zú)

Comment gérer les droits d’auteur pour des concerts immersifs ?

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Antoine Dubois : Moi j’ai un cas où on est partenaires de l’Accor Arena, donc c’est l’ancien Bercy à Paris. 

Et on avait en tête de pouvoir diffuser une ou deux chansons au début de chaque concert, par exemple, en immersivité sur Internet pour nos membres fidèles, comme d’habitude, en tous cas nos clients, en tout cas leur proposer de découvrir ça.

Et c’est vrai qu’on ne l’a pas fait parce que ce n’est pas encore extrêmement bien calé les droits d’auteur entre le tourneur, entre l’artiste, entre la salle, entre le diffuseur, entre nous. 

Donc il y a encore des cas d’usage comme ça ou les copyright sont encore à inventer et à caler par rapport à de nouveaux usages.

Ce n’est pas encore… enfin c’était qu’un exemple, mais pour montrer que le copyright et les droits, c’est encore des débats sur des cas d’usages très précis.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Antoine Dubois (DGA marketing Accor)

Selon quel modèle économique Emissive produit et distribue ses contenus ?

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Fabien Barati : On va créer des projets qui appartiennent, en tous cas, à la coproduction, donc qui nous appartiennent et qu’on va vouloir exporter le plus possible. C’est vrai que ça, c’est assez similaire sur la partie contenu. 

Nous, on a aussi une partie logicielle qui permet de diffuser et d’exploiter ces contenus, qui est une autre type de propriété intellectuelle.

Donc, pour nous, c’est des choses qui correspondent à des modèles différents, puisqu’on a une plateforme technologique avec un business model de logiciel et un modèle économique de producteur vraiment basé sur les royalties.

Donc bien sûr, c’est extrêmement important pour nous la propriété intellectuelle et le développement de ça dans la réalité virtuelle.

Enfin, nous on parle plus de réalité virtuelle plus précisément que plus globalement l’immersion, ça en fait partie. 

Mais oui, globalement pour l’immersion, c’est ultra important. Mais je trouve que ça se met quand même assez bien en place.

Sur les codes, je dirais : de l’audiovisuel, mais bon, il y a quand même encore du travail d’évangélisation.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

Comment GEDEON distribue ses contenus et sur quel business model ?

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Stéphane Millière : Nous on se place du côté du projet. C’est toujours à chaque fois, chaque exposition, chaque projet… comme on n’est pas “techno”, c’est vrai qu’aujourd’hui on fait des expériences VR, des expositions immersives, des choses assez diverses.

Et notre objectif, c’est de créer un catalogue, notamment sur les expositions immersives, notamment sur l’Histoire et le patrimoine.

On a la chance – on parlait un peu de fierté nationale -, mais on a la chance, en France, d’avoir un nombre de sites absolument extraordinaires et ça fait aussi… c’est aussi quelque chose qui fait partie de notre ambition, c’est d’arriver à les exporter, et à les exporter en racontant une histoire, leur histoire. 

Donc le nôtre, notre business model, nous, c’est le catalogue d’exposition avec, derrière, une distribution. D’abord une présentation nationale et ensuite une distribution internationale, et de faire tourner une dizaine de projets dans les deux années à venir, et donc avec des copyrights, évidemment, sur les projets, puisque c’est beaucoup de choses qui sont aussi faites avec des productions originales, notamment des restitutions en images de synthèse de parties disparues de monuments existants.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Zú  : pourquoi financer les outils technologiques plutôt que le contenu immersif ?

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Guillaume Therien : Premièrement, pourquoi on a séparé le contenu ?

C’est parce qu’on s’est aperçu qu’il y avait peu d’innovation, peu de financement dans les technologies. 

Puis ça a été compliqué d’expliquer, même aux donneurs d’ordres ou aux bailleurs de fonds, parce que quand on parle de “Fintech”, et bien la Fintech ne crée pas des nouvelles banques. On crée une technologie qui aide les usagers ou les banques à connecter, ou de nouvelles solutions qui permettent de démocratiser le milieu bancaire.

La high-tech ne crée pas des nouvelles fermes, mais “l’entertainment tech” ou la “créa tech”, c’est la même chose. 

Donc nous, ce qu’on veut, c’est de faciliter les technologies d’applications dans le monde dans lequel on se projette. Donc pour nous, c’est super important.

Et il y a une certaine autonomie, je dirais “nationaliste” aussi. Ce n’est pas juste dans la Silicon Valley qu’il faut que se développent les prochaines plateformes, les prochains outils qui vont, justement, influencer le monde des industries créatives. Donc pour nous il y avait aussi un fort, je dirais… c’était très identitaire. C’était très important qu’on ait une fierté, puis que tout ça se fasse chez nous.

Dans le financement, c’est sûr que, j’en ai parlé, c’est l’équipe. Dans les critères de financement, l’équipe va être super importante, les compétences transversales des fondateurs.

Il y a évidemment aussi ce qu’on appelle le “TAM”, le “Total Addressable Market”, le marché. C’est est-ce que le marché a du potentiel, est en croissance, est-ce qu’il est saturé… donc ça c’est une des choses qui va être très importante.

La mise à l’échelle, même si elle est difficile en ce moment, au moins voir la vision que les entrepreneurs ont, que les créateurs ont dans la mise à l’échelle.

Et puis je dirais une des choses qu’on a pas touché, qui est ultra importante, c’est la propriété intellectuelle.

Donc propriété intellectuelle, je dirais de, oui, technologique, donc les brevets, le design industriel, mais aussi, une fois qu’il y a du contenu – et évidemment, je suis persuadé que les intervenants à la table vont avoir leur mot à dire là-dessus -, mais la propriété intellectuelle dans l’immersif va être à créer, le modèle de licence ou même de droits va être aussi à inventer.

Donc ça va être très intéressant de voir les droits de propriété intellectuelle, comment ils vont muter, comment ils vont se commercialiser dans ce monde immersif-là. 

Ça, ça nous intéresse beaucoup.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Comment l’immersif va-t-il se propager dans tous les domaines de notre vie ?

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Guillaume Therien : Je pense que l’immersif va s’intégrer dans tout. 

On a ici quelqu’un de l’hôtellerie qui parle et qui s’intéresse beaucoup, et même investissent dans ces entreprises-là, donc je trouve ça super encourageant.

Je pense que les gens, peu importe les industries, vont vouloir offrir une expérience immersive. D’ailleurs le mot, des fois, me chatouille parce qu’est ce qui n’est pas immersif ? 

Notre vie actuelle est très immersive, on n’a pas besoin du virtuel pour le rendre immersif, par contre on est capable de raconter des histoires extraordinaires et user d’imagination d’une façon différente.

Donc, je pense que les marques vont être des grands leaders aussi de l’immersif, dans tout ce qui est expérientiel, événementiel, vont vouloir vraiment amener leur valeur, justement, le plus près. 

Je pense que l’immersif, du coup ce qu’on tente de faire, c’est de toucher l’émotion. Ça reste toujours sur l’émotion. Et ça, des fois, la froideur de la technologie freine l’émotion. 

Donc je pense qu’on va toujours pousser à amener l’immersion technologique, la rendre la plus humaine et la plus émotionnelle possible, pour qu’elle ait un impact.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

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