Comment les entreprises dédiées à l’immersion peuvent-elles créer de la valeur ?

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Yves Ach : La vraie question, c’est la création de valeur, c’est tout à fait ça. Et c’est comment on peut capitaliser autour de la valeur technologique et des valeurs technologiques immersives, en particulier.

Alexandre Michelin : Donc c’est la propriété intellectuelle et la propriété industrielle ? Ou c’est un autre forme de propriété ?

Karine Riahi : Non, en fait, la propriété intellectuelle, c’est deux pans. C’est la propriété industrielle, donc là, on va sur du brevet, donc on va sur de la technologie, “j’ai créé une caméra, j’ai créé un outil”, donc on est sur la propriété industrielle.

Et la propriété littéraire artistique, qui est la création du contenu, les textes, les histoires, la narration, la mise en scène, la composition, la musique. 

Alexandre Michelin : Et donc vous dialoguez en permanence tous les deux ?

Yves Ach : Oui, sur ce genre de sujet, parce qu’effectivement c’est complètement transverse. Et c’est cette fusion de notions et de technologies, et de savoir-faire, et de droit d’auteur qui conduisent à déterminer la valeur des entreprises dédiées à l’immersion et la valeur des entreprises technologiques. 

Et donc, cette création de valeur doit être préservée. Elle doit être préservée, elle doit être protégée et elle doit être valorisée. 

Alexandre Michelin : Elle doit être identifiée par le créateur de l’entreprise tout court déjà.

Yves Ach : Première étape, effectivement, c’est l’identification. La conscience, en fait, de cette création, la conscience de l’existence de ce capital, finalement, qui peut être…

Alexandre Michelin : Ce n’est pas simplement l’exploitation…

Yves Ach :  Absolument, ce n’est pas exclusivement l’exploitation. Avant tout, c’est tout le process qui va permettre de créer une entreprise, de tendre le projet qui est existant et de conduire potentiellement l’entreprise à se pérenniser, à durer dans le temps, et à développer ses projets et avoir les moyens financiers pour développer ses projets, et enfin de créer de la valeur.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenants : 

– Karine Riahi (Spring Legal)

– Yves Ach (Commissaire aux comptes)

Quel est le lien entre propriété intellectuelle et création de valeur dans l’audiovisuel ?

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Karine Riahi : Je suis Karine Riahi du cabinet Spring Legal. C’est un cabinet qui est nouveau, mais mon expérience est ancienne. Et moi je viens de la production audiovisuelle, un peu comme ceux qui, aujourd’hui, travaillent dans les réalités immersives.

On a ce background de la production audiovisuelle, et c’est important parce qu’à un moment donné on va un peu désacraliser, ou vous mettre un peu à l’aise : rien n’est complètement nouveau, en termes juridiques.

Et la création de valeur, et moi j’aime qu’on dise que le juridique est de la création de valeur. Et là, je vais rebondir sur ce qu’a dit Guillaume Terrien tout à l’heure, qui a fini son intervention sur la notion de propriété intellectuelle. 

Donc c’est ça qu’on fait au cabinet, c’est qu’on accompagne des projets où il y a de la propriété intellectuelle, donc des projets classiquement du cinéma, des téléfilms, mais aussi, et de plus en plus, dans la réalité virtuelle. 

Et là où c’est important, là où la créativité juridique se met en avant, c’est ça qu’on aime au cabinet, c’est : “comment est ce qu’on va accompagner de l’acquisition de propriété ?” 

La propriété intellectuelle, et c’est là où on est dans de la création de valeur, et à ce moment là savoir comment est ce qu’on va pouvoir générer de la recette, générer du profit, générer de la rentabilité, puisque c’est comme ça qu’un secteur industriel se positionne. 

Alors, je raconte un peu ma vie, mais je viens de lire un livre sur la création des studios hollywoodiens. On est partis de là, on est partis de la création de contenus qui va générer et qui va créer les studios, les MGM, Universal, etc.

Alexandre Michelin : Pour toi, l’analogie c’est ce qui s’est passé dans les industries créatives, disons au XXᵉ siècle ? Avec des gens qui avaient de la distribution d’un côté, puis qui ont créé des studios et puis ont distribué leurs produits dans des chaînes de distribution, et puis ont fait une activité où il y avait de la distribution, des salles de cinéma, et puis de la propriété, des droits, et des droits d’auteur.

Karine Riahi : Exactement.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenante : Karine Riahi (Spring Legal)

Pourquoi Vinci Immobilier a-t-il investi dans le Grand Palais Immersif ?

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Roei Amit : Vinci Immobilier c’est un aménageur urbain. Et là-dessus, on s’est rencontré sur cette vision stratégique dont on parle, qui est la question des formats et des équipements. 

On s’est dit que dans les prochaines années – donc ce n’est pas pour demain, mais pour après-demain probablement – l’aménagement urbain aura des lieux dédiés à l’expérience immersive. 

Alexandre Michelin : Comme il y a aujourd’hui des stades, ou des cinémas ?

Roei Amit : Comme les salles de cinéma du XXᵉ siècle, il y aura donc des espaces qui vont être dédiés à ce type d’expériences. Et donc, du point de vue d’un aménageur, même si ce n’est pas pour tout de suite, il y a une vision stratégique qui fait que ça fait sens d’être un peu aux premières loges pour pousser…

Alexandre Michelin : Parce que c’est leur métier finalement de faire des systèmes où il y a de l’exploitation, avec des péages, avec des billets…

Roei Amit : Oui, ça fait partie de leur propre écosystème.

Alexandre Michelin : Walid Ben Youssef, qui animait le débat hier, nous a plusieurs fois dit qu’effectivement des murs dans lesquels il se passe des événements, que ce soit des appartements ou des villes dans lesquels se passent des événements, ont plus de valeur ou prennent de la valeur quand il y a un événement. 

Donc on comprend que Vinci, à long terme, se dise que d’avoir dans des espaces publics, des événements culturels, ça fait la valeur de la circulation et la valeur du lieu. Donc c’est vraiment un investissement stratégique. 

Roei Amit : Ça fait partie de l’aménagement des territoires, c’est d’avoir ça.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Comment financer des expositions innovantes au Grand Palais Immersif ?

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Alexandre Michelin : Alors là c’est une équation ?

Roei Amit : C’est une équation mathématiques ? Non. Simplement, j’essaye de résumer un peu la démarche structurante qui nous permet aujourd’hui de faire ça. 

Donc aidés par l’appel à manifestation d’intérêt du ministère de la Culture qui l’a vu comme – de manière générale – cette importance d’innovation qui a fait écho, et qui a trouvé dans le pays à trois dont a parlé Maud, une vraie banque d’investissement publique. 

Ça, c’est très important pour ce type d’innovations qui nécessitent du temps. On n’aura pas un rendement dans deux ans, donc c’est un investissement qui est à moyen terme, à long terme, donc il y a une prise de risque. 

Néanmoins, c’est un investissement ce n’est pas ni une subvention, ni du bénévolat, mais ça donne un horizon. Associé avec RMN Grand Palais qui est un EPIC, donc un établissement public industriel et commercial, qui peut agir et donc créer des filiales en trouvant, parce que ça, c’était un des critères du PIA, un investisseur privé, c’est très important dans ce sens. 

Alexandre Michelin : PIA c’est le plan d’investissement d’avenir dont parlait Maud Franca, de la Caisse des Dépôts.

Roei Amit : Tout à fait. Et un des critères, c’était de s’associer avec un investisseur privé. Et Vinci Immobilier a voulu nous  joindre.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Grand Palais Immersif : comment numériser la ville de Venise pour une exposition ?

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Roei Amit : Une de nos prochaines expositions sera autour de Venise, avec Iconem, dans un nouveau dispositif. On a passé l’été dernier en numérisant la ville, en collaboration… 

Alexandre Michelin : Parce que Iconem, c’est une société assez remarquable, qui a d’abord un savoir faire de photogrammétrie et qui a, après ce qu’ils ont fait, notamment en Syrie, quand ils ont ressorti les photos des monuments que Daech avait détruits…

Roei Amit : Les photos et les objets 3D, en modélisation 3D…

Alexandre Michelin : Ils ont développé cette spécialisation. Et ça, ça veut dire qu’aujourd’hui, vous avez modélisé Venise avec eux ?

Roei Ami : Oui. Donc on a, de manière très rare, en collaboration, en partenariat avec le musée de la ville, avec la préfecture de Venise – qui est plus compliquée que la préfecture de Paris – on a pu numériser la ville. Pas la ville de manière entière, mais en tout cas des monuments centraux. 

Alexandre Michelin : Quelque chose qui ressemble à un jumeau numérique ? 

Roei Amit : Ça pourrait. Et d’ailleurs, aujourd’hui, notre enjeu et ça, vous verrez dans un an, ce sera vraiment de raconter cette histoire de la ville sortie de la mer. 

Et Venise, vraiment comme plateau de théâtre, le théâtre du monde, sur des pilotis, en lien très étroit avec la mer.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Que faut-il prévoir pour faire voyager une exposition immersive ?

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Roei Amit : Comme je disais, c’est un “proof of concept”, et d’ailleurs on va continuer à apprendre comment pouvoir produire pour faire plus facilement voyager, mais c’est déjà…

Enfin, Pompéi, on a besoin d’un carré blanc, grosso modo. Bon, c’était un gros carré blanc avec une hauteur sous plafond. Mais au-delà de ça, on n’a pas besoin de grand chose. Après, on a besoin bien évidemment de vidéoprojecteurs, de cimaises, etc. 

En tout cas, ce type de format, et venant d’où on vient, qui est “exposition beaux-arts et patrimoine”, où il est de plus en plus difficile de faire voyager les artefacts, les œuvres, avec des coûts qui sont de plus en plus importants… 

Alexandre Michelin : Les assurances, les transports, c’est pas durable… 

Roei Amit : Ce ne sont pas des clones numériques, mais l’exposition numérique pourrait et devrait voyager plus facilement. Et cette question des formats est au cœur de la démarche, et on verra – et ça, c’est une conviction que l’on porte – qu’il y aura, à un moment donné, une sorte, donc, de standardisation. 

Il y aura une standardisation, il y aura une industrialisation, de différentes typologies. On parle donc de formats qui sont des formats complexes, composites. Ce n’est pas simplement une projection… 

Alexandre Michelin : Ce n’est pas un tanker que tu amènes, et que tu livres…

Roei Amit : Exactement. Il y a toujours, et je pense que ça fait partie de ça, mais il y aura une sorte de standardisation qui permettra à ce type de contenus de voyager encore plus facilement.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

 Comment le travail en collaboration permet-il de créer de nouvelles technologies immersives ?

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Roei Amit : On évolue dans des écosystèmes. Nous, on est un maillon dans cette chaîne, dans le sens où on souhaite et on fait partie de sa structuration. 

Mais on ne fait que travailler avec d’autres, et ça commence bien évidemment avec des auteurs, avec des commissaires, avec des gens qui sont porteurs, donc, de subjectivité, de points de vue sur les sujets qu’on voudrait aborder, avec des métiers – que tu connais – qui ont été abordés tout à l’heure : des réalisateurs, des scénographes, des architectes, des studios de création. Donc tout un ensemble de compositeurs.

Alexandre Michelin : Et avec la musique. Bientôt, si tu fais du sensoriel, il y aura des parfums…

Roei Amit : Exactement, avec des spécialistes de l’olfactif.

Donc, du coup, avec tout un ensemble de métiers, de créateurs et d’auteurs de création… avec des coproducteurs. On est rarement, voire presque jamais, un seul producteur. 

D’ailleurs, là dessus, comme on disait, on se structure comme une industrie, comme un studio de cinéma… pour d’autres moments où il faudra prendre des risques. C’est des risques qui sont assez importants…

Alexandre Michelin : De quel ordre ?

Roei Amit : C’est plusieurs millions d’euros une exposition, donc il y a une vraie question de quel apport amène chaque producteur pour qu’il y ait le plus de synergies possibles et que ce soit vraiment un levier de création de valeur. 

Donc nous, on est rarement seuls producteurs, mais on travaille aussi bien évidemment avec des diffuseurs, avec des tourneurs, et des partenaires techniques. 

Ce qui fait que ce nouveau format, c’est un format composite, à la fois composite dans le sens de sa création, de sa vision esthétique, mais bien évidemment dans la manière où il se met en place.

L’exemple de Pompéi. Je citais simplement quelques uns des partenaires, et encore, je m’excuse pour les autres. Mais il y a vraiment un travail en commun…

Alexandre Michelin : C’est un des mots-clés de tout ce qu’on a entendu depuis le début, de Dassault Systèmes jusqu’à toi, c’est : “il faut apprendre à collaborer dans ce monde, on ne peut réussir qu’en collaborant, on ne peut pas réussir contre, parce qu’on doit maîtriser…”

Roei Amit : Exactement, un ensemble de choses qui sont parfois très, très différentes. 

Tout à l’heure, on disait : “on ne sait jamais, jusqu’au moment où on ouvre une exposition”, mais pourquoi ? 

Parce qu’il y a tellement d’éléments, de paramètres, de composites, de créations qui font que… Et puis on ne peut pas les faire, bien évidemment, tout seul. 

Et je pense qu’une des valeurs du KIF et de ce type d’événements, c’est cette mise en réseau, c’est ce décloisonnement, parce qu’on travaille toujours avec des partenaires.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Travaux au Grand Palais : quelles améliorations technologiques sont prévues ?

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Roei Amit : La question de la fermeture du Grand Palais, c’est un élément, entre autres, bien évidemment qu’on prend en compte. 

On prévoit, dans le nouveau Grand Palais qui s’ouvrira après les Jeux olympiques, d’avoir des galeries dédiées, donc pré-équipées, avec une programmation continue de ce type de format, en tentant de produire et de diffuser dans un ensemble de lieux à la fois en France et à l’international.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Grand Palais Immersif : produire de nouveau formats à plusieurs grâce aux partenariats

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Roei Amit : Pour nous donc, un véritable “proof of concept”, dans la mesure où, comme ce qui a été dit tout à l’heure, il y a une vraie possibilité de créer un écosystème, avec donc deux partenaires et d’autres acteurs.

Alexandre Michelin : Qui sont ces partenaires ?

Roei Amit : Alors, Gedeon Programmes, on en a parlé, le parc archéologique de Pompéi…

Et je vais revenir dans un instant pour parler de toute une palette de partenaires qui se réunissent – et je pense que c’est hyper important de le mentionner – ensemble pour imaginer, créer et produire. Donc ça veut dire qu’on est dans un cadre qui permet de faire ce nouveau format. 

Alexandre Michelin : Donc vous prenez ensemble le risque. 

Roei Amit : On prend ensemble le risque, enfin on le partage, et derrière on le fait, bien évidemment, de manière à la fois volontaire et raisonnée, mais il y a une vraie prise de risque.

Alors, on en discutait tout à l’heure, quand on fait une exposition, on ne sait jamais comment ça va être avant qu’on ouvre les portes, 12h avant. Parce que ce n’est pas comme un film qu’on peut produire et qu’on pourrait modifier, retoucher, jusqu’au moment du PAD. 

Dans une exposition il n’y a pas de PAD, enfin le PAD il est 12h avant l’heure d’ouverture au public. Donc c’est une vraie prise de risque à plusieurs niveaux et qui fait partie, je dirais, des défis et d’ailleurs de l’excitation de ce type de format. 

Ce que vous voyez ici à l’image, c’est un autre type d’expérimentation qu’on a fait, qui est aussi un véritable champ de création. 

On a prêté, avec Wim Wenders, à une création spécifique d’un espace monumental, qui était la nef du Grand Palais, pour présenter le cinéma comme art plastique dans un espace physique, ce qui est une autre manière de dire “l’immersion”.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Grand Palais Immersif : comment les écrans LED favorisent l’expérience in situ ?

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Roei Amit : La RMN Grand Palais n’est pas un musée, donc on n’a pas de collection, hormis notre collection qu’on appelle notre photothèque, dans la mesure où on est dépositaire de photos des collections des musées nationaux en très haute définition aujourd’hui aussi en 3D. 

Donc c’est une collection numérique qu’on peut déjà exploiter. Mais c’était vraiment venir à cet élargissement de notre champ, avec ce qui est notre propre expérience, ça veut dire la découvrabilité, l’expérience in situ des visiteurs qui viennent, qui explorent, qui découvrent une expérience sensible de l’art.

Et ce que la technologie immersive nous permet, c’est de jouer sur une nouvelle grammaire de l’expérience, qui combine cette notion d’immersion dont on parle…

Alexandre Michelin : Sans device, la plupart du temps, sans appareil…

Roei Amit : Sans device, la plupart du temps.

La narration, qui est vraiment porteuse de sens – pas que de l’émotion -, et de l’interaction qui favorise, d’ailleurs, l’assimilation et la rencontre avec les contenus.

Et donc, dans ce sens-là, on a pu faire Pompéi, mais je ne vais pas en parler, car c’est le même film, ou presque, que Stéphane a montré tout à l’heure. On pourrait le voir, néanmoins, je vais dire d’autres choses. 

Ça nous a permis, au-delà de tous les aspects d’exploitation d’un modèle économique, de création de chaînes de valeur avec de multiples partenaires – je vais y revenir – ça nous a permis de continuer à expérimenter cette nouvelle manière de créer un format. 

Un format qui est un format d’exposition, donc in situ, qui appelle à la déambulation, mais qui est accompagné avec des points de vue.

Il y a des points de vue de différentes hauteurs, et le public est exposé – en ça c’est une vraie exposition – à cette nouvelle grammaire d’expérience qui va de l’immersion impressionnante – on a vu l’irruption du Vésuve – à l’interaction, avec donc des tablettes tactiles, avec des ombres qui se baladent dans cette rue de Pompéi et qui permettent aux visiteurs de voir des figures humaines dans cette rue, et de la narration bien évidemment.

Alexandre Michelin : Et des effets spéciaux avec l’explosion…

Roei Amit : Exact, qui fait partie, je dirais, de l’émotion, mais aussi de la dramatisation de cette expérience.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

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