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Charlotte-Amélie Veaux : Présentation de Onyo, utiliser l’immersion pour créer des pauses d’émerveillement
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtue lle | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Charlotte-Amélie Veaux (Co-fondatrice de Onyo)
  • Yvan Boudillet (Fondateur TheLynk)
  • Gildas Dussauze (VRtuoz)
  • Cécilia Gabizon (Directrice éditoriale ETX Studio)

Charlotte-Amélie Veaux : Nous, avec Yann, on a fait ce tour du monde sur les expériences immersives. On est revenu en janvier 2020, donc un peu au bon moment, en se demandant que faire de toute cette connaissance, de tout ce savoir.

Et puis, on est partis du constat, tout simplement, qu’on vit malheureusement quand même dans un environnement assez anxiogène, avec aussi une course à la connexion permanente, des notifications sans cesse, etc.

On a du mal à déconnecter, on a du mal à faire “pause”, et donc nous on a créé Onyo, des pauses d’émerveillement qui prennent la forme d’expériences immersives sonores.

Alexandre Michelin : Qu’est-ce que c’est, une pause d’émerveillement ? On s’arrête ?

Charlotte-Amélie Veaux : On s’arrête et on va pouvoir s’évader pendant une quinzaine de minutes. Tout simplement, l’immersion on associe souvent ça avec la réalité virtuelle. Mais si on revient un petit peu aux origines, c’est avant tout un état d’esprit, c’est avant tout une émotion.

Donc c’est quand les personnes vont s’évader pendant un moment et qu’on va vivre un moment d’une manière très intense. Par exemple, quand vous lisez un livre et que vous pleurez, quand vous regardez une série et que vous allez éclater de rire ou que vous allez être en colère, quand vous êtes devant un coucher du soleil absolument incroyable et que vous oubliez tout le reste, vous êtes en immersion.

Et nous, ce qu’on veut recréer, c’est ce sentiment où on oublie tout ce qui se passe, on oublie notre monde et on entre dans une autre réalité.

Alexandre Michelin : Avec des outils ?

Clara Schmelck : Avec émotivité, un état d’émotivité pur, en fait.

Charlotte-Amélie Veaux : Oui, c’est ça.

Alexandre Michelin : Il y a des outils ?

Charlotte-Amélie Veaux : Donc il y a plusieurs outils, en fait. Il y a cinq formes d’immersion, enfin cinq façons d’activer l’immersion. Il va y avoir la puissance narrative, donc comment une histoire peut m’emmener, il va y avoir la puissance sensorielle, donc avec nos cinq sens, bien sûr, mais il y en a également plein d’autres à aller explorer, que ce soit l’interaction, etc. Donc il y a plein de façons d’aller chercher l’immersion.

Et nous, on s’est principalement basés sur le sensoriel, avec bien sûr le son, qui est au cœur de nos expériences, avec l’utilisation d’une technologie qui s’appelle le son binaural, donc qui va vraiment spatialiser le son autour de nous.

C’est une technologie qui est assez ancienne, qui date des années 70, 80, donc qui a l’avantage d’être très stable et d’être très facile à produire et à utiliser. Et les gens vont pouvoir avoir véritablement l’impression d’être ailleurs. C’est comme de la réalité virtuelle pour les oreilles. Si quelqu’un s’approche de vous dans le casque, vous aurez vraiment l’impression qu’il y a quelqu’un juste derrière vous.

Alexandre Michelin : On a vu des expériences, notamment avec des visites du château de Vaux le Vicomte.

Charlotte-Amélie Veaux : Oui, c’est la même technologie.

Clara Schmelck : C’est vraiment une expérience 360. On y est, on vit, on revit les sons.

Alexandre Michelin : On voyait les gens, ce que racontait Laurence Bagot, c’est qu’ils avaient enregistré le son d’un feu d’artifice, et naturellement, les gens levaient la tête alors qu’ils étaient en plein jour pour regarder le feu d’artifice. C’est l’illustration de cette mécanique.

Donc, ils seraient où, ces sons ? Ils seraient stockés dans son téléphone et on pourrait y avoir accès à volonté ?

Charlotte-Amélie Veaux : Alors nous, on est volontairement allés chercher un modèle assez différent. En fait, il y a plusieurs façons de vivre nos expériences. Une première version qui est en ligne, qu’on a développée tout simplement parce qu’il y avait la pandémie.

Alexandre Michelin : Tu peux rappeler l’adresse ?

Charlotte-Amélie Veaux : Alors elle n’est pas disponible pour tout le monde. Vous pouvez écouter un extrait sur notre site, donc sur Onyo.fr. Donc là, il y aura un extrait qui va vous plonger dans cette forêt magique, en fait. Nous, on va emmener les participants vivre un rituel de régénération d’un arbre au soleil. On va vraiment emmener les gens dans une histoire et surtout, ils vont faire partie de cette histoire.

Ils vont être actifs. Ça va pas être un podcast à 360 qui va être enregistré…

Alexandre Michelin : Mais c’est pas un podcast.

Charlotte-Amélie Veaux : C’est pas un podcast. Vous faites partie de l’histoire, on vous demande d’agir, on vous demande de régénérer cet arbre magique et de prendre part à cette mythologie.

Clara Schmelck : Donc il y a une dimension ludique, aussi.

Charlotte-Amélie Veaux : Alors ludique, non, participative. On peut passer 4 heures, je pense, à essayer de définir qu’est-ce que le ludique, mais donc il y a vraiment une dimension participative interactive qui est forte. C’est quelque chose qu’on a mis au cœur de notre dans notre expérience.

Alexandre Michelin : Donc là il n’y a pas encore de modèle économique ?

Charlotte-Amélie Veaux : Alors il y a un modèle économique qu’on est en train de construire. Donc il y a cette version en ligne qui existe et sinon, nous, c’est principalement une installation. C’est-à-dire qu’on va rassembler une dizaine de participants autour d’une sculpture, autour de cet arbre magique qu’on a physiquement incarnés, ça va être un arbre lumineux.

Les gens vont s’installer autour, vont mettre le casque sur les oreilles, ils vont fermer les yeux et en fait la scène qui est présente physiquement va se recréer dans les oreilles.

Et nous, le modèle économique qu’on va chercher dans un premier temps, c’est de vendre cette expérience à des lieux d’accueil. A des musées, à des centres culturels, mais également potentiellement à des entreprises qui veulent proposer des temps de pause, des temps d’émerveillement à leurs salariés puisque, encore une fois, on est dans une période assez complexe.

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