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Gildas Dussauze : Rone ft. La Horde, digitaliser le spectacle vivant
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtue lle | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Charlotte-Amélie Veaux (Co-fondatrice de Onyo)
  • Yvan Boudillet (Fondateur TheLynk)
  • Gildas Dussauze (VRtuoz)
  • Cécilia Gabizon (Directrice éditoriale ETX Studio)

Gildas Dussauze : Le projet a démarré pendant la pandémie l’année dernière. Moi, je maîtrise la partie virtuelle parce que je travaille sur le sujet depuis cinq ans maintenant, sur la dimension sociale et communautaire avec une application.

Et donc avec Rone et avec La Horde, mais aussi avec Châtelet, parce que c’est un acteur important dans le projet, puisque le projet repose en partie sur un établissement, sur un lieu de culture.

L’idée, c’est de pouvoir convertir des répertoires qui ont été créés pour des scènes réelles, de les adapter à des scènes virtuelles pour pouvoir permettre à ce qu’ils soient déployés dans des mondes digitaux.

Concrètement, aujourd’hui on a digitalisé les mouvements, via de la motion capture, du spectacle. On a commencé à travailler, on parlait tout à l’heure de sons, sur un format binaural pour la partie audio. Et l’objectif, c’est que l’année prochaine, il y ait ce spectacle qui soit présenté à la fois sur scène et en même temps être synchronisé sur une scène virtuelle, et de merger ces deux communautés.

Puisque le mot-clé -on parlait de business model-, pour moi c’est la communauté. Autour d’un artiste il y a une communauté, et tout le modèle économique… Avant on vendait des disques, et maintenant, aujourd’hui, quand on vend ce type de proposition, c’est de monétiser cette communauté autour d’un artiste.

Alexandre Michelin : Je ne sais plus si on a une vidéo. Je crois qu’on devait en avoir une, mais je ne sais pas si elle a été chargée.

Gildas Dussauze : J’en avais envoyé une, mais je ne sais pas si elle a été chargée, sinon j’en ai une.

Alexandre Michelin : Elle n’a pas été chargée, malheureusement. Mais on peut la trouver sur le net.

Gildas Dussauze : Je te l’enverrai, je mettrai un lien pour le replay.

Alexandre Michelin : Comment les deux se sont rencontrés, Rone et la Horde ?

Gildas Dussauze : Alors Rone et La Horde, déjà, c’est une carte blanche, c’est une commande du Châtelet, qui s’est adressée à Rone, et Rone c’est donc un artiste qui se performe tout seul sur une scène.

Et là, la scène était tellement grande qu’il a voulu l’occuper avec de la danse, et il s’est adressé à La Horde. Donc, au départ, c’est une réflexion classique autour d’une performance scénique dans un théâtre avec une problématique d’espace à occuper.

Et cette œuvre a été interrompue à cause du covid, et donc l’exercice artistique maintenant est d’avoir la même réponse sur un espace virtuel.

Alexandre Michelin : Moi j’ai parlé avec les différents responsables de théâtre, d’endroits où ça a été produit. Ils disent qu’il y a un enthousiasme incroyable, notamment ici, à Metz. Comment est-ce que tu expliques cet engouement ?

Gildas Dussauze : Alors ils sont venus à Metz, effectivement, et à chaque fois on parle d’émotion et c’est pour ça qu’on est vraiment au cœur du sujet. L’intérêt de la réalité virtuelle, ce n’est pas la technologie, c’est l’émotion qu’elle permet de provoquer.

Et là, on est sur une œuvre qui est très, très forte en émotions, qui arrive à retourner uniquement par du sons et du mouvement toute une audience, et c’est assez fantastique.

Ensuite, sur la vision picturale graphique qu’on peut avoir avec des artistes aussi talentueux que La Horde, effectivement on a maintenant la capacité à explorer des idées qu’on n’avait pas l’habitude d’explorer, aujourd’hui quand on parle de virtuel.

Et c’est ça que je voulais dire aussi. Là, on est au tout début du parcours sur ces schémas là d’expérience dans des mondes virtuels. Aujourd’hui, ce sont des pop stars globales comme Travis Scott ou Ariana Grande…

Alexandre Michelin : …ou Abba.

Gildas Dussauze : Mais l’enjeu, c’est effectivement de pouvoir l’étendre à d’autres formes d’expression artistique. Et le mieux, c’est d’y impliquer des lieux de culture qui eux mêmes sont profondément ancrés territorialement au niveau des communautés d’artistes.

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