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Innover pour allier technologie et écologie

immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :
– Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
– Yacine Aït Kaci (auteur, président fondation Elyx)
– Morgan Bouchet (Directeur de l’innovation chez Orange)
– Sylvain Ordureau (Président de Vizua)

Sylvain Ordureau : Il y a dix ans j’avais prédit que les cartes graphiques qu’on voit dans les jeux vidéo, dans les arts graphiques seraient dans le cloud pour créer des applications de nouvelle génération. Et c’est vrai aujourd’hui, dix ans plus tard, en 2021. Il y a des cartes graphiques compatibles avec les librairies Vulkan qui servent à faire de la 3D dans le jeu vidéo. C’est disponible.

Le problème, c’est qu’il faut plus d’infrastructures et puis, surtout, il faut la 5G et bien sûr des applications qui tournent derrière. Et aujourd’hui, les gens travaillent un peu en isolation, c’est-à-dire qu’ils utilisent des logiciels comme Unity, UnReal qu’on a déjà vus, qui sont très, très bien pour utiliser sur un PC.

Sauf qu’aujourd’hui, l’idée, c’est que si ça doit marcher dans le cloud, il faut une architecture qui marche dans le cloud. D’un point de vue écologique, quand vous avez 20 millions de joueurs qui jouent à un jeu vidéo, c’est 20 millions de cartes graphiques qui travaillent.

Donc, si vous fabriquez une plateforme qui permet d’avoir que 2000 cartes graphiques pour ces 20 millions de joueurs, là vous faites un vrai gain. Mais pour le faire, il faut une architecture. Et cette architecture, elle ne peut pas fonctionner avec des logiciels qui ont été imaginés il y a quinze ans. Parce qu’ils n’ont pas été faits pour ça.

Donc nous, on a créé une plateforme qui permet justement de faire de la 3D dans le cloud, mais aussi de mettre des IA à l’intérieur, mettre de la blockchain, tout ce qu’on veut. Et notamment, si vous prenez les musées par exemple, vous allez pouvoir créer un actif numérique. Ça, Walid Ben Youssef pourra vous en parler.

Donc vous avez l’actif physique et puis l’actif numérique, et vous l’avez dans le cloud. Il n’y a pas de bouton download, il n’y a pas de bouton sauvegarde, il n’y a pas de bouton de compilation.

Vous voyez, donc, c’est une architecture complètement souple. Alors que d’habitude vous créez votre monde dans votre PC, vous le mettez ensuite dans le cloud et quand vous avez une mise à jour à faire, faut recommencer. Et là, tout fonctionne en live. C’est-à-dire que vous pouvez prendre votre casque de réalité virtuelle ou votre ordinateur ou votre tablette, vous êtes dans l’instant.

Alexandre Michelin : Ça fonctionne déjà ?

Yacine Aït Kaci : C’est ce qu’on a vu dans la vidéo. La vidéo qu’on a vue précédemment.

Alexandre Michelin : Avec de la 5G, j’arrive et je me connecte ? J’ai besoin d’un casque, d’un téléphone ?

Yacine Aït Kaci : Le calcul ne se fait pas dans le casque, ne se fait pas dans l’ordinateur. Il est complètement délocalisé, ce qui permet de centraliser l’endroit où on va produire de l’énergie, de savoir ce qu’on en fait. Ce qui permet aussi d’avoir une vision souveraine du cloud parce qu’on décide physiquement dans quel pays on le met, et sous quelles lois.

Et on voit bien que ces différentes briques, c’est ce qui nous permet aussi d’imaginer…

Alexandre Michelin : …un monde plus inclusif, plus métaverse et meilleur ?

Yacine Aït Kaci : Un monde, effectivement, sur lequel on peut se pencher du point de vue de la gouvernance et ne pas uniquement être dépendants de plateformes pour lesquelles, finalement, les conditions d’utilisation vont devenir la nouvelle loi.

Alexandre Michelin : Donc, Vizua, en fait c’est une architecture qui est en train de se déployer, c’est ça ?

Yacine Aït Kaci : 3Dverse ? Absolument. 3Dverse, qu’on voit dans la petite vidéo précédente. Si on imagine effectivement une brique comme 3Dverse, un cloud et du haut débit, donc un réseau accessible à tout le monde de manière puissante, en fait on voit qu’avec cette architecture, on va pouvoir commencer à remplacer et basculer dans un autre système.

Si on lui ajoute, en plus, il parlait et c’est très important des actifs numériques – on va sans doute en reparler -, que sont les NFT, et bien là, en fait, on commence à faire “éco-logie” ou, en tout cas, économie, écosystème…

Clara Schmelck : Logique, puisque tout est lié.

Yacine Aït Kaci : Tout est lié, exactement. Et là déjà on commence à interroger également la puissance publique. De se dire, en tant que pays, puisqu’on a tous ces acteurs, les choses dont on parle, on a tout ça en France. Quelle est notre réponse aux enjeux numériques de maintenant et aux enjeux écologiques qui ont déjà commencé ?

Clara Schmelck : Il y a un enjeu de souveraineté assez fort.

Yacine Aït Kaci : Qui est capital, absolument.

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Marc Petit – Qu’est-ce que le métaverse ?

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Une fois qu’on a cette 3D temps réel et qu’on a ces évolutions technologiques dont je parlais précédemment, là on ouvre la porte vers de nouvelles plateformes pour, effectivement, envisager d’avoir des univers persistants virtuels qui vivent quelque part sur l’internet. Et c’est ça qu’on appelle le métaverse.

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