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Le jeu vidéo, un outil au service de nouveaux secteurs d’activité
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Yacine Aït Kaci (auteur, président fondation Elyx)
  • Sébastien Genvo (Professeur des universités de Lorraine, Metz, Nancy)
  • Déborah Papiernik (SVP New Business Ubisoft)

Sébastien Genvo : Il y a un point de réflexion aussi très important, je pense, quand on parle de jeux vidéo aujourd’hui, c’est que le jeu vidéo devient un objet de plus en plus flou et multiforme puisque le jeu s’est déplacé de la périphérie, on peut dire, du numérique même, en termes économiques, en termes de pratique, à son centre.

Et aujourd’hui, il irrigue différentes sphères d’activité. Et ça change tout en termes de perception du jeu, en termes de mise en application, que ce soit pour le domaine de la santé, etc.

Moi je le vois avec mes étudiants, de plus en plus. On a, avec les collègues de l’Université de Lorraine, ouvert un nouveau parcours qui permet d’enseigner des compétences et des connaissances issues du monde du jeu et du jeu vidéo, mais pour des mises en application dans différentes sphères d’activité. On a énormément de demandes là-dessus.

Alexandre Michelin : On a vu une application sur la formation des métiers du verre.

Sébastien Genvo : Que ce soit dans le domaine aujourd’hui de la sécurité, par exemple. On a beaucoup de demandes dans le domaine de la patrimonialisation des musées, de la santé…

Ça permet d’avoir des réflexions qui irriguent de nombreux secteurs d’activité. Et réfléchir aux jeux vidéo, c’est aussi réfléchir aujourd’hui, je crois, à des mises en application avec les spécificités du jeu qui peuvent changer notre regard aussi.

Alexandre Michelin : Il y avait des modélisations des mouvements. Tout le travail que tu as fait, tous les étudiants qui ont un destin extraordinaire parce qu’ils sont à peine rentrés qu’ils ont déjà des propositions de jobs. Il y a combien d’étudiants ?

Sébastien Genvo : Alors on a 40 étudiants sur les deux années. C’est la première promotion qu’on a ouvert depuis deux ans, cette formation-là. Et c’était un pari. On se demandait : “est-ce qu’il va y avoir des débouchés ?”

Alexandre Michelin : Donc c’est l’Université de Metz-Nancy-Lorraine qui a été la pionnière ?

Sébastien Genvo : En tout cas, sur l’ouverture, par exemple, on a un Game Lab qui est un centre vraiment d’analyse et de recherche sur les jeux vidéo. Et on a été parmi un des premiers Game Lab ouverts en France.

Alexandre Michelin : Et toi tu es le premier doctorant en jeux vidéo ?

Sébastien Genvo : J’ai fait la première thèse en France sur le jeu vidéo, la première habilitation à diriger des recherches. Ce qui fait qu’aujourd’hui, je dirige des doctorants qui font des recherches très diverses, par exemple sur la façon dont les jeux vidéo représentent l’histoire, sur la façon dont les jeux vidéo transmettent des valeurs.

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