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Michael Swierczynski : L’art immersif, une nouvelle façon de penser et d’appréhender l’art
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Romain Bonnin (Flair Média Group)
  • Michael Swierczynski (Directeur du New Images Festival)

Michael Swierczynski : Et ensuite il y a le côté art immersif, si on va jusqu’au bout, qui est arrivé à travers les salles immersives comme Team Lab l’a fait ou l’Atelier des Lumières, qui n’avait pas été reconnu comme une écriture aussi fine que peut l’être le cinéma, le jeu vidéo, mais qui a provoqué un accès grand public et massif, avec plusieurs millions de spectateurs, à travers des lieux qui projetaient, peut-être parfois sans interaction, des œuvres d’art.

Et ça, ça a été un autre tournant dont on voulait parler. Et bien sûr, le son binaural. Donc voilà un peu, si on fait un état des lieux rapide.

Alexandre Michelin : Et ce que tu as fait, on peut voir la vidéo de ta plateforme ?

Michael Swierczynski : Oui, je laisse la vidéo se lancer. Elle est sans son. C’est intéressant. On a, on va dire, accéléré par le Covid et par les transformations digitales, trois grands événements se sont associés, qui étaient en général concurrents, et c’est aussi une preuve, on va dire, de changement de paradigme et de perspective.

Donc Cannes XR, le Festival Tribeca et New Images se sont associés pour créer un univers d’exposition virtuel permanent avec chacun une quinzaine d’avant-premières mondiales.

On est vraiment sur le point de vue d’auteurs et de créateurs, sur comment raconter des histoires. Et on s’est rendus compte que, indépendamment de l’art immersif, on avait aussi la façon d’exposer qui changeait. Donc la possibilité d’offrir aux gens une scénographie virtuelle à l’intérieur d’une exposition.

Pour y accéder on pouvait naturellement venir à l’ensemble des festivals, mais on pouvait aussi se connecter, pour ceux qui étaient équipés, et on a pensé à ceux qui n’étaient pas équipés, ce qui est encore une problématique actuelle aujourd’hui.

En tout cas, pour la partie VR, pas pour la partie réalité augmentée, c’est qu’on a offert des satellites à travers une dizaine de pays dans le monde. Donc de la Corée à Quito on pouvait y aller et y accéder gratuitement, et ça permettait de découvrir l’ensemble des œuvres.

C’est un petit bout de ce qu’on peut appeler métaverse mais, au fond, je ne veux pas rentrer dans cette définition, mais disons que c’est une galerie d’art virtuelle qui a été fait par le Museum of Other Realities, qui est une société basée à Vancouver. Il y en a beaucoup d’autres qui se sont lancés.

Et ça donne un peu pour moi les prémices de la façon, à la fois de découvrir des œuvres, la façon de scénographier les expositions virtuelles. On avait la chance d’avoir la résonance de Cannes et Tribeca de façon mondiale, et ça montre aussi la façon sociale, puisqu’on pouvait venir à plusieurs et échanger, découvrir l’œuvre en 3D temps réel et aussi échanger.

Et on avait d’autres pièces pour pouvoir discuter avec les auteurs et les acteurs de ces œuvres. Donc, avec à peu près 10 000 visiteurs par jour qui ont pu s’y connecter. Donc c’était pour nous une prouesse technologique et éditoriale.

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Une fois qu’on a cette 3D temps réel et qu’on a ces évolutions technologiques dont je parlais précédemment, là on ouvre la porte vers de nouvelles plateformes pour, effectivement, envisager d’avoir des univers persistants virtuels qui vivent quelque part sur l’internet. Et c’est ça qu’on appelle le métaverse.

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