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Nouveaux médias : repenser les formats des médias pour toucher de nouveaux publics et s’adapter au changement des pratiques
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Romain Bonnin (Flair Média Group)
  • Michael Swierczynski (Directeur du New Images Festival)

Romain Bonnin : Pour revenir rapidement sur cet enjeu justement d’appropriation de ces nouveaux langages qui sont liés à ces nouvelles écritures, on voit que l’appropriation par le public, elle est là, et pour un large public.

Quand je dis “large public”, là on voit effectivement les 2 séries digitales documentaires qu’on a faites, donc que Camille Dussolier a écrites et réalisées, en allant chercher ces nouveaux usages, ces nouveaux langages pour France Télévisions Slash, avec le soutien du CNC.

Et là, pour Sorcière Lisa qui est… les deux sont en ligne. Nous l’avons sorti il y a de ça maintenant au printemps dernier, et il y a 5 millions de vues pour pour cette série.

Donc ça veut dire que ce public jeune a envie d’expérience de l’intime sur des smartphones et qui s’inscrit dans la durée, j’insiste, puisque là on voit que ça a marché pas sûrement sur 2 épisodes, mais sur l’ensemble des épisodes. Donc ça veut dire que le public est là pour des expériences…

Alexandre Michelin : Tu as d’autres choses à nous montrer ? Une petite vidéo ?

Romain Bonnin : Bien sûr. Donc là, on a le teaser de Sorcière Lisa. Et où, du coup, on peut peut-être avoir le son.

Vidéo : …et gouine et féministe. Je me définis comme extrême femme. Et être femme, c’est avoir une féminité non-conforme, une féminité paria. Je suis une très mauvaise femme. Ça ne va pas du tout.

Alexandre Michelin : Un autre petit film aussi que tu veux nous présenter ?

Romain Bonnin : Donc ça c’était “Alors Media” dont j’ai eu l’occasion de vous parler rapidement tout à l’heure. On va dire que l’ADN environnement, affaires, production, il est là depuis le début, puisque au départ, c’était Nature & Découverte. Et puis, il y avait ce souhait, surtout, d’être dans des conduites de changement autour des grandes questions qui nous touchent toutes et tous aujourd’hui autour de l’environnement.

Et c’était de se dire : “comment, à notre échelle, on peut faire quelque chose ?”

Et on parlait de micro tout à l’heure, ben c’est vraiment ça. C’est-à-dire comment chacune, chacun, au quotidien, par des des micro-gestes, des toutes petites choses, on peut vraiment améliorer à plus grande échelle, on l’espère…

Alexandre Michelin : Donc là c’est un éditeur, un producteur entre guillemets “traditionnel” qui s’affranchit de ses diffuseurs traditionnels, 100% digital. Sur quelle plateforme ?

Romain Bonnin : Alors, “Alors Media” aujourd’hui on est sur Facebook, on est sur sur Instagram. L’enjeu, c’est d’amener aussi, c’est, comment dire, ces sujets qui viennent du web pour qu’ils puissent aussi remonter vers des diffuseurs, ce qui a été le cas, notamment avec un sujet qui était “Alors on s’adapte”.

Donc, ça a été 50 vidéos qui ont été diffusées et coproduites avec avec les France 3 Régions. L’inscription aussi d'”Alors Media” par rapport aux régions est très forte, puisque nous allons au cœur des régions pour aller chercher les innovations autour des questions environnementales, et que par rapport à nos objectifs, c’est d’aller encore plus loin par rapport à la fois aux régions, par rapport aussi à notre ligne éditoriale qui se déploie aujourd’hui sur Instagram.

Puisqu’on est passé de 5 sujets, on va dire, à aujourd’hui 21 aux formats différents, ce qui est aussi une façon de questionner des nouvelles façons de raconter des histoires sur les pure players.

Clara Schmelck : D’attirer des publics plus diversifiés, peut-être ?

Romain Bonnin : Absolument. L’enjeu, c’est celui de la diversification des publics, tout à fait. Et pour le cas d'”Alors Media”, nous, le souhait, c’était qu’on ne soit pas sur quelque chose de surplombant, sur les messages.

On voulait surtout que tout le monde puisse s’approprier ces messages, et au quotidien, vivre cette transition.

Clara Schmelck : Les avoir vraiment en mains ? Parce qu’en plus, le device c’est le smartphone, donc il faut que le message aussi soit raccord avec l’outil que l’on manie.

Romain Bonnin : Oui, c’est une question d’ergonomie et d’usages. Si, par exemple… nous, on a une vidéo sur comment, par exemple, recycler les oeufs qu’on n’utilise plus. Bon ben si on fait l’expérience dans la cuisine, c’est sûr qu’avec son smartphone, on peut faire les vidéos et ça sert de tuto.

Donc, de cette manière là, il y a toujours un enjeu, finalement, d’utilisation entre le fond et la forme.

Alexandre Michelin : En fait tu commences une démarche qui va te mener probablement à produire ou à développer du logiciel, ou en tout cas développer des codes pour aller plus loin, parce que tu ne vas pas rester simplement sur le téléphone. En tout cas, quand on a vu tout ce qui est en train de se passer, si tu veux exister sur Tik Tok, Eric le disait, ou si tu veux utiliser Bemersive, tu vas être amené à faire comme Bemersive, c’est-à-dire des expériences en plusieurs réalités.

Qu’est-ce que tu penses de ce qu’a montré Stéphane tout à l’heure ? Est-ce que tu utiliserais un éditeur comme Bemersive ? Lui il l’utilise pour engager sur les arts martiaux. Est-ce que toi tu pourrais engager sur l’environnement avec ton programme ?

Romain Bonnin : Pourquoi pas. En fait, c’est l’enjeu de connaissance et d’appropriation des univers qui sont proposés. Bon, là, on voyait que la promesse est super claire sur les sports de combat, il n’y a pas d’ambiguïté. Donc, en revanche, et je crois qu’il y avait eu, on va dire, des expériences avant sur, justement, et Michael en parlait, des univers persistants en 3D, mais finalement les univers avaient du mal à être identifiés, à exister.

C’est vrai qu’aujourd’hui, la promesse des métaverses qui sont associées à des univers existants très forts…

Alexandre Michelin : On a parlé de la musique, de la danse…

Romain Bonnin : Voilà. C’est-à-dire que là, on est, on sera sur une notion un peu différente.

Alexandre Michelin : Gildas, qui parlait tout à l’heure de la compagnie La Horde avec DJ Rone. On peut imaginer des choses autour de la danse, on peut imaginer des choses autour de l’éducation, Tik Tok en a parlé. Toi, tu irais utiliser ces outils ?

Romain Bonnin : Ah ben ces outils, comment dire, il faut de toute façon les utiliser. Il faut aussi avoir, et ça, c’est formidable parce qu’on a des filières en France qui le permettent aussi, d’accompagner ces conduites de changement. Et il faut, bien évidemment et on espère qu’elles soient renforcées, et c’est à nous, productrices, producteurs, auteurs, autrices, d’accompagner ces changements.

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Une fois qu’on a cette 3D temps réel et qu’on a ces évolutions technologiques dont je parlais précédemment, là on ouvre la porte vers de nouvelles plateformes pour, effectivement, envisager d’avoir des univers persistants virtuels qui vivent quelque part sur l’internet. Et c’est ça qu’on appelle le métaverse.

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