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Présentation de Roger RX
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Guillaume Roger : Roger RX, c’était un jeu de mots avec des amis. C’est aussi mon patronyme, ça veut dire “bien reçu” dans le langage aéronautique, et c’est vrai que c’est une de mes caractéristiques, c’est que j’aime bien recevoir beaucoup d’informations, la traiter, la synthétiser et puis la redonner de manière à ce que les gens puissent la comprendre de manière simple. 

L’idée de Roger RX, en fait quand je travaillais dans mon entreprise précédente qui était axée sur les nouvelles technologies, sur la VR, mais plutôt destinée à l’industrie, il s’est passé un phénomène qu’on a tous subi de manière différente : l’arrivée du Covid, qui a bouleversé les choses. 

Et comme j’étais assez introduit dans le monde culturel, j’ai des gens qui sont venus me voir pour que je puisse leur proposer éventuellement des solutions numériques pour qu’ils puissent récupérer leur public, qu’ils puissent continuer à avoir ce dialogue qu’ils avaient tout au long de l’année avec leur public et qu’ils avaient perdu du fait des confinements.

Donc avec la société précédente, on a commencé à travailler ensemble, on a mené à bien des projets qui sont arrivés à terme, mais c’est pas le cœur de métier de cette société-là, qui était plutôt orienté industrie, donc je me suis dit en début d’année : “pourquoi pas créer ma société ?”

Au départ, c’était vraiment pour créer des outils comme je le faisais auparavant pour le monde culturel, et je me suis rendu compte qu’il y avait une étape intermédiaire avant, qui me semble hyper importante, et c’est toute l’essence de Roger RX.

Et c’est la même vision que j’ai avec mon associée, qui est une femme, – je le souligne parce que c’est assez rare dans notre milieu -, où on est assez complémentaires. 

Et l’idée, en fait, c’était d’acculturer, au départ, les gens, c’est-à-dire les structures qu’on accompagne, sur ce qui existe aujourd’hui comme technologies immersives, parce qu’on l’a vu depuis plusieurs jours, il y a plusieurs façons de s’immerger dans dans des mondes. Ça peut être dans des mondes virtuels, ça peut être dans des mondes réels. C’est pour faire différentes choses. 

Et l’intérêt, en fait, c’est déjà de montrer ce qui existe, de pouvoir faire essayer aux gens, aussi, le virtuel. On l’a vu ce matin, si on veut vraiment se rendre compte de ce que c’est un univers virtuel, à un moment donné il faut mettre le casque, prendre les manettes et puis y aller, pour se rendre compte de l’intérêt que cela peut avoir dans certaines circonstances. 

Et c’est comme tout, en fait. Il faut essayer, il faut se documenter, il faut s’imprégner de cette culture-là, qui est quand même une culture qui est innovante, qui bouge sans cesse, donc il y a ce besoin-là. 

Donc ça, c’était la première chose, l’acculturation. Et il y avait un deuxième mot qui est important, c’est l’enrichissement. 

C’est-à-dire que dans la plupart des outils de médiation que je vois qui utilisent les technologies, finalement on fait une transposition du réel dans le virtuel, donc du réel vers le numérique, sans vraiment enrichir les choses. 

C’est-à-dire qu’on va prendre un texte qu’on avait sur un petit lutrin en réel avant, et on va le mettre dans une application de réalité augmentée pour que la personne, quand elle scanne le tableau, elle récupère l’information qu’elle avait sur le lutrin auparavant. 

Donc ça, aujourd’hui, ça a tendance à disparaître parce qu’effectivement, les gens commencent à être au fait des nouvelles technologies et de ce qu’on peut réellement faire avec, mais c’est important de penser “enrichissement”. C’est-à-dire que quand on met du numérique quelque part, c’est pas pour enlever quelque chose, mais au contraire c’est pour rajouter quelque chose. Rajouter un élément, rajouter des éléments de compréhension, pouvoir emmener les gens peut-être un peu plus loin que là où ils sont actuellement. 

Et c’est ça qui est important pour moi, c’est de montrer qu’avec le numérique, on peut enrichir et non pas appauvrir, comme certains conservateurs le pensent encore en disant : “si on passe tout en numérique, les gens ne vont plus venir voir la Joconde à Paris”, et on se rend compte que ce n’est pas du tout le cas. Il suffit de demander autour de vous qui a vu La Joconde en numérique. Quasiment tout le monde a vu La Joconde en numérique plusieurs fois. Par contre, quand ils vont voir La Joconde au Louvre, tout le monde a un avis différent : “oh, elle est trop petite, elle est trop grande, je la voyais pas comme ça”, on a tous un avis différent.

Ça montre bien que les représentations que l’on a, quelles qu’elles soit, qu’elles soient papier, numérique ou autre, elles sont toujours différentes du réel. 

Donc je pense qu’il ne faut pas opposer les choses, il ne faut pas opposer les deux mondes, mais au contraire faire que l’un enrichisse l’autre. Et aujourd’hui, c’est le numérique qui permet d’enrichir le réel, et c’est comme ça que je vois les choses. 

Et le dernier mot, c’est “accompagnement”. Et l’accompagnement c’est important, parce qu’une fois qu’on a fait tout ce travail d’acculturation de la structure, qu’on l’a “enrichie”, entre guillemets, il y a un accompagnement, parce que les choses doivent se faire sur le long terme. C’est-à-dire qu’on ne peut pas faire juste un one shot.

L’idée, c’est de faire grossir les choses. On le voit avec Constellation-Metz, on voit la première édition et on voit l’édition d’aujourd’hui, ça a énormément évolué. Je veux dire ça n’a quasiment, même, plus rien à voir avec les premières éditions tellement ça s’est enrichi. Les lieux se sont multipliés, les expériences se sont multipliées, et c’est ça que j’essaye de promouvoir, c’est-à-dire de ne pas se précipiter pour faire quelque chose tout de suite parce qu’on veut à tout prix une application en RA parce que le voisin d’à-côté a la même chose et que moi je veux ça, mais c’est de tout poser à plat et de réfléchir vraiment à son projet, et de le réfléchir sur le long terme.

C’est vraiment la manière dont moi je vois les choses, et c’est la manière dont je les conçois. 

Présentateur : Frédéric Josué (Président de 18M.io)

Intervenant : Guillaume Roger (CEO Filthy Patches)

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