Le KIF rassemble les innovateurs pour créer de fascinantes expériences, partager les meilleures pratiques et proposer des perspectives novatrices de développement culturel et économique.

!
Romain Bonnin, Flair Production : Repenser l’écriture, les formats, les usages des nouveaux médias
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Romain Bonnin (Flair Média Group)
  • Michael Swierczynski (Directeur du New Images Festival)

Romain Bonnin : Flair Production, au départ, comme tu notais, c’est une société de production audiovisuelle classique qui a maintenant 12 ans. Et, on va dire, qui se déploie pour l’instant en trois étapes.

La première étape, ça a été une production documentaire, orientée plutôt sur les thèmes de l’environnement et des thèmes de société. Ça a été un volume de production d’une trentaine, et ça l’est encore, une trentaine de productions par an.

Et puis on a basculé, avec une volonté il y a maintenant quatre ans, et c’est là où je suis arrivé, de diversification, pour essayer de raconter des histoires sur tous les médias, et en tout cas de s’interroger, de s’intéresser aux nouvelles écritures, au travers de différentes productions.

Et puis, pour terminer sur la troisième étape, c’est 2021. C’est un nouveau lieu, le 241, qui réunit différentes sociétés qui ont vocation à travailler en synergie, justement pour, à leur tour, raconter des histoires sur différents supports.

Alexandre Michelin : Donc, c’est la volonté de continuer le même métier, mais de le changer. Tu as notamment fait des documentaires, tu as tout exploré ?

Romain Bonnin : C’est un terrain exploratoire, les nouveaux médias. Et je dirais que nous, à Flair, ça a été une quinzaine de productions, avec de la réalité augmentée, des séries digitales documentaires, de la VR et la création d’un pure player.

Donc, peut-être, on peut lancer la vidéo. Donc l’enjeu, pour les nouveaux médias, à Flair Production, c’est ces nouvelles écritures. C’est-à-dire que ce sont les nouveaux talents, ce sont les nouveaux usages, ce sont les nouveaux formats, et surtout de nouvelles grammaires, en fait.

Et c’est vrai que là, on était dans le métaverse. Nous, finalement, on est un petit peu dans le micro, c’est-à-dire qu’on essaye de questionner la fabrication et surtout la grammaire en fait émergente qu’il y a autour de ces nouveaux médias.

Parce que, typiquement, il y a un format auquel nous on s’est énormément intéressés, qui est le format vertical. Ce format vertical, nous ça fait maintenant quatre ans qu’on travaille dessus. Donc, il y a eu notamment 2 réalisations, 2 projets qui ont vu le jour avec une actrice réalisatrice, Camille Ducellier, et qui avait à coeur, justement, et dans la continuité aussi de son travail autour des nouveaux médias, de questionner ce nouveau format.

Donc, en allant sur ce terrain là, on a essayé de penser ces deux séries digitales documentaires comme si, finalement, on était dans une expérience utilisateur. C’est-à-dire ce qu’on n’a pas pensé réalisation d’abord, on a pensé expérience utilisateur.

Concrètement, c’est quoi ? C’est de se dire : “le smartphone, quand on est chez soi, quand on est assis, quand on est allongé.e, quelle intimité on a avec ce premier écran ?” Finalement, c’est celui avec lequel on se couche, c’est celui avec lequel on se réveille le matin, pour certaines et pour certains. Et que, avec ce téléphone là, il y a quelque chose qui se raconte, il y a une immersion, finalement.

Alors est-ce que c’est une immersion choisie, une immersion subie ? C’est un autre débat. Mais en tout cas, c’est là, et il fallait comprendre la grammaire visuelle qui pouvait accompagner ces nouveaux usages. Et donc ça a été, assez concrètement, de se dire : “tiens, en terme de réalisation, qu’est-ce que ça change, le vertical ?”

Donc, ça a été de se dire : “Ah, le split screen en vertical…”

Alexandre Michelin : Et aussi, comment dire, la VR ? Moi, je me souviens, tu avais montré un travail qui avait été fait avec des architectes dans des villes. Je ne me souviens plus exactement comment il s’appelait. Tu peux le raconter ?

Romain Bonnin : Bien sûr. C’est “Faire corps avec la ville”, de Pauline Marchetti et Mathieu Pradat, donc un réalisateur venu de la VR. Et pour Pauline Marchetti, qui est architecte urbaniste. Et Pauline avait le souhait de documenter son travail d’urbaniste et de faire un objet qui soit un objet sensible, poétique en VR, parce que ça a été, et on l’a bien vu ces derniers jours, on voit bien que la VR, finalement, c’est un champ génial pour l’architecture, et que le souhait c’était de revenir un peu sur les traces documentaires de trois territoires que sont New York, Shanghaï et Marseille.

Et donc Pauline, avec Mathieu, sont allés filmer pour créer une expérience qui est vraiment une façon de rapprocher, finalement, l’utilisateur de la ville, dans une expérience documentaire poétique.

À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT

Marc Petit – Qu’est-ce que le métaverse ?

Marc Petit – Qu’est-ce que le métaverse ?

Une fois qu’on a cette 3D temps réel et qu’on a ces évolutions technologiques dont je parlais précédemment, là on ouvre la porte vers de nouvelles plateformes pour, effectivement, envisager d’avoir des univers persistants virtuels qui vivent quelque part sur l’internet. Et c’est ça qu’on appelle le métaverse.

Langues »