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Utiliser l’immersif au service de l’Histoire, pour revivre des événements passés ?
immersif | immersion | metaverse | nft | réalité augmentée | réalité virtuelle |

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Clara Schmelck (philosophe, journaliste, prof à Sciences Po Strasbourg)
  • Romain Bonnin (Flair Média Group)
  • Michael Swierczynski (Directeur du New Images Festival)

Michael Swierczynski : En fait, ce serait aussi la démocratisation des contenus et de l’histoire, comme a très bien fait la télé et comme l’ont fait, plus tard, les différentes plateformes vidéo. En fait, c’est essentiel de pouvoir raconter ces moments de l’histoire. Mais il faudrait réunir au fond, presque, l’ensemble… l’Éducation nationale et les grands producteurs, comme on a pu le vivre à la télévision et sur le web.

Et puis, cette idée de revivre en temps réel un grand moment de l’Histoire donne aussi une émotion et une compréhension du sujet qui dépasse le cadre d’un flux linéaire, qu’il soit au fond sur mobile, même si c’est accessible à tous, ou sur ordinateur ou sur grand écran.

Nous, on a eu la chance de faire avec TV5 et l’INA, de reconstituer en hologrammes, filmé mais du coup… le procès de Mandela et de son acolyte Sisulu. Un procès qui avait eu lieu à Pretoria, mais qui n’a jamais été filmé. Ça n’a jamais été filmé.

Donc on a reconstitué la scène en hologrammes à partir des voix et des photos et des archives de la Fondation Mandela et de la numérisation des archives. On a réintroduit, par exemple, au cœur de Saint-Eustache, sous forme d’hologrammes, ce procès.

Et du coup les gens étaient assis face à la scène comme s’ils assistaient au procès, et ensuite, ça a été filmé et réintroduit en 360.

En fait, c’est une possibilité de revivre les grands moments de l’histoire. Ça redonne… ce sentiment d’immersion est pour moi, et je le redis encore, une des grandes révolutions qui dépassent encore le cadre de ce qu’a pu produire le changement de paradigme de la photo au cinéma. Même si ce n’est pas la même chose… c’est l’idée d’avoir d’abord tous ces sens. Et là il y a encore beaucoup de développement technique à faire en éveil, et d’avoir l’impression de rencontrer, donc de revivre le monde réel.

Donc pour finir, c’est ce monde virtuel en 3D temps réel qui est le plus proche du monde réel.

Alexandre Michelin : Merci Michael. On en reparlera, évidemment. Et puis, je pense que les festivals aussi vont avoir de plus en plus de spectateurs. Merci Romain. Longue vie à Flair et à toutes ces prises de risque. Ça fait plaisir de voir que la télé bouge encore et que les producteurs vont de l’avant.

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Une fois qu’on a cette 3D temps réel et qu’on a ces évolutions technologiques dont je parlais précédemment, là on ouvre la porte vers de nouvelles plateformes pour, effectivement, envisager d’avoir des univers persistants virtuels qui vivent quelque part sur l’internet. Et c’est ça qu’on appelle le métaverse.

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