Alexandre Michelin : Je continue sur la collection VR avec Lucid Realities, sur la Villa Savoye. C’est une collection, donc il y aura plusieurs monuments ou c’est consacré à l’architecture moderne ? Quelle est la logique qu’il y derrière ?
Valérie Senghor : Oui, alors c’est effectivement le rêve de Lucid Realities de pouvoir lancer une collection architecturale sur les grands monuments, effectivement, du patrimoine.
Donc la Villa Savoye ça correspond à un coup de cœur aussi de Chloé Jarry, la fondatrice de Lucid Realities, qui apprécie particulièrement cet architecte.
Et puis c’est une villa qui est très intéressante à traiter par l’expérience réalité virtuelle, puisqu’on est dans une œuvre manifeste dont la maquette, finalement, va se trouver démontée dans l’expérience VR, ce qui va permettre de mieux comprendre comment elle a été agencée et par là de familiariser les visiteurs aux principes de l’architecture Le Corbusier, mais encore une fois, en s’appuyant sur le vecteur de l’émotion, puisqu’on va être baigné dans les souvenirs de la commanditaire de la villa Savoye, à savoir madame Savoye.
Donc on espère, en effet, que c’est le premier chapitre d’une collection qui va s’étendre.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenante : Valérie Senghor (Directrice générale adjointe du Centre des Monuments Nationaux)
Valérie Senghor : Alors ça c’est une expérience qui démarre là, qui est tout à fait exceptionnelle, qui est une première, d’ailleurs, mondiale, tant en termes de cas d’usage que sur le plan technique.
Donc, il s’agit de créer un nouveau format de visites guidées, avec un médiateur, à distance, en réalité augmentée, à la Sainte-Chapelle.
Donc ça procède d’un plan plus large d’expérimentations que l’on a conduit pendant trois mois avec 4000 visiteurs, et directement consécutifs à la crise sanitaire, parce que la grande question que cette crise a posé pour nous, évidemment, ça a été de maintenir un lien avec les publics, ces publics qui étaient empêchés de rentrer dans les monuments.
Donc là on crée quelque chose qui est tout à fait singulier, qui fait qu’un visiteur doté d’un médiateur avec un casque HoloLens va se déplacer dans le monument et ce qu’il voit, ce qu’il dit, va être filmé et proposé en direct à des visiteurs chez eux ou dans une salle de classe.
Donc pour nous, c’est une manière de donner une perception du monument hors les murs et donc d’aller chercher des visiteurs qui, de toute façon, seraient dans l’impossibilité matérielle, parce que trop éloignés, de venir dans les monuments.
Ce qui montre aussi là qu’on réinvente le métier de visite, et que là où il y a quelques années peut-être on avait tendance à opposer la visite in-situ et la visite à distance, aujourd’hui on voit bien que tout ça converge et, effectivement, je reprends le terme évoqué tout à l’heure d’hybridation des formats, qui va être l’avenir de l’expérience et de la visite patrimoniale.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenante : Valérie Senghor (Directrice générale adjointe du Centre des Monuments Nationaux)
Valérie Senghor : Déjà, le centre a considéré vraiment l’innovation comme un levier absolument essentiel pour transformer la mission patrimoniale.
Alors à la fois dans le rapport au spectateur – ce dont on a beaucoup parlé depuis ce matin -, mais il y a aussi pour nous un enjeu qui est tout aussi important qui est l’enjeu interne, parce que tous les projets dont on parle, c’est des projets déjà qui se construisent de manière collective, de manière transversale. Et peut-être d’ailleurs avec plus de transversalité que ce qu’on connaissait avant.
Donc ça, c’est très intéressant aussi parce qu’il y a une forme de décloisonnement des expertises. On fait appel à de nouveaux métiers, on travaille avec de nouveaux interlocuteurs.
Et puis ces projets doivent se penser dans la durée, de manière pérenne, parce que nous on ne travaille pas sur des coups événementiels, mais on travaille vraiment sur des projets qui transforment en profondeur la manière dont on perçoit, on visite les monuments.
Et donc, à un moment donné, il faut que ces projets, ils s’ancrent physiquement dans les monuments. Donc ça veut dire qu’ils tiennent compte des spécificités, et des contraintes aussi, des monuments.
C’est ce qui nous différencie là d’une expérience comme celle de Doha qu’on a évoquée tout à l’heure, parce que le point de départ de la démarche, c’est quand même le monument : qu’est ce qu’il a à dire, qu’est ce qu’on veut révéler, peut-être, de l’histoire du monument, qu’est ce qu’on veut révéler de parties disparues du monument…
Donc nous c’est ça notre point de départ. C’est quand-même une préoccupation scientifique qui va être au fondement de la création d’une nouvelle forme de relation avec les visiteurs
Donc nous, les projets que nous produisons, c’est des projets qui s’inscrivent dans une démarche d’ensemble, en tout cas pour les projets vraiment majeurs. Quand on crée ou qu’on repense un parcours de visite, et notamment en utilisant l’immersif, ça va être toujours dans une démarche d’ensemble. C’est-à-dire que ça va compléter une démarche de restauration du bâtiment à proprement parler.
Donc l’Hôtel de la Marine, c’est tout à fait ça, c’est un site absolument exceptionnel que les Parisiens, et plus largement les amoureux du patrimoine redécouvrent, là, depuis le mois de juin, puisqu’il est ouvert à la visite.
Donc le parti pris de restauration de ce site, c’est vraiment de plonger les visiteurs dans l’esprit, dans l’ambiance, dans l’humeur de ce bâtiment du XVIIIᵉ siècle.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenante : Valérie Senghor (Directrice générale adjointe du Centre des Monuments Nationaux)
Gwenael Allan : L’origine du projet, ce n’était pas simplement essayer de redonner un peu vie aux sciences naturelles ou aux expositions classiques, mais c’était beaucoup par le biais, à l’origine, de l’olfaction comme un langage, un pouvoir lié directement à la mémoire, aux émotions et par lequel nous voyageons instantanément dans le temps.
Et le fait, au-delà de l’espace, mais du temps aussi évidemment, ça fera partie, peut-être, nous espérons, dans les années à venir, créer un catalogue où on peut avoir l’ensemble des espèces et des écosystèmes de la planète en docu immersif, sensoriel, sans mots. Mais pourquoi pas aller aussi dans l’Histoire.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Gwenael Allan (Fondateur et CEO de Sensory Odyssey)
Philippe Brunella : On peut imaginer aussi ce type de dispositif dans d’autres champs que la biodiversité et l’Histoire naturelle. Je pense aux temps anciens, je pense à ces ateliers de bronziers, à ces forgerons. Je pense à ces agriculteurs, à ces premiers agriculteurs du néolithique. Je pense à la taille de silex qui dégage aussi, pour l’avoir testée, une odeur de silex très particulière etc.
C’est-à-dire que vous évoquiez tout à l’heure les musées d’Histoire, mais ces musées d’Histoire, à partir d’oeuvres authentiques, mais aussi à partir de reconstitutions scientifiquement élaborées, scientifiquement construites et vérifiées, contrôlées, ça ouvre des perspectives sur notre capacité à mieux comprendre ce que furent ces sociétés un peu anciennes.
Clara-Doïna Schmelck : En fait, la reconstitution vient compléter l’œuvre aux yeux du public. Donc ce n’est pas quelque chose qui se sur-impose ou qui la remplace ? C’est vraiment un enrichissement, un prolongement en fait.
Philippe Brunella : Un enrichissement d’autant plus nécessaire que, excepté quelques exceptions bien entendues, on a des œuvres qui sont souvent fragmentaires et qui sont présentées – dans une vitrine ou pas une vitrine, peu importe -, qui ne sont pas présentés aujourd’hui dans un musée comme elles étaient utilisées ou comme elles étaient exposées pour les œuvres d’art, chez le commanditaire de l’œuvre qui l’a commandé à un peintre, un sculpteur…
Qui ne sont pas présentées pour des objets du quotidien dans l’environnement quotidien où ces objets étaient utilisés par les femmes et les hommes qui nous ont précédés.
Clara-Doïna Schmelck : Je pense au département d’antiquités égyptiennes, au Louvre par exemple.
Philippe Brunella : Par exemple, je pense à l’époque antique, je pense à la préhistoire, à la protohistoire. Je pense à des périodes encore récentes – et en ethnologie on a sans doute à utiliser aussi ce type d’expérience pour nous immerger – parce qu’on ne peut pas, parce qu’on n’a pas tous les objets, tous les éléments et le mobilier, et les murs, de ces périodes anciennes. En revanche, on a des œuvres qui existent et qui sont fragmentaires.
On pourrait compléter, augmenter la perception de ces œuvres au moyen de ce que vous avez mis au point, cher ami, qui est époustouflant, et re-waouh.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Philippe Brunella (Directeur du musée de la Cour d’Or à Metz)
Gwenael Allan : On s’est dit qu’il y a déjà beaucoup d’alarmisme sur l’environnement, que les musées des sciences naturelles utilisent encore des moyens assez didactiques, analytiques pour communiquer et que maintenant, avec les sciences cognitives et les technologies de pointe que nous avons, on peut raconter ces histoires différemment.
Sensibiliser justement par le biais de l’émotion, en n’utilisant pas des mots, mais en utilisant que des sensations, du ressenti et en travaillant avec des spécialistes en neurosciences sur comment est-ce que certains effets olfactifs, sonores, visuels, d’interactivité, de proprioception, etc peuvent influer sur des sentiments d’émerveillement et d’empathie.
Donc c’est au plus près de la nature, dans le sens que nos sensations, nos émotions sont réelles. Mais évidemment, la nature elle-même ne l’est pas, elle est virtuelle. C’est une nature virtuelle…
Alexandre Michelin : Enregistrée.
Gwenael Allan : Oui, mais les sensations sont réelles.
Alexandre Michelin : Mais par exemple les odeurs, vous les avez captées, enregistrées, avec des spécialistes des parfums, je crois, c’est ça ? Quelle est la technologie qui est derrière ?
Gwenael Allan : C’est tout un parcours assez complexe, parce que ce n’est pas simplement le fait de les capter ou de les traiter, mais c’est aussi comment les diffuser. Et donc ça, on a dû faire affaire à plusieurs couches de spécialistes pour pouvoir arriver jusqu’à les reproduire.
Alexandre Michelin : Donc c’est une numérisation ?
Gwenael Allan : Non, non, c’est une molécule sèche.
Alexandre Michelin : Donc ce sont les gens qui travaillent d’habitude pour les parfums, qui savent capter des odeurs, qui vous les ont recréées ? Vous avez enregistré l’odeur, je ne sais pas, d’un zèbre ?
Gwenael Allan : On a enregistré certaines odeurs, on travaille avec l’IFF, le leader mondial des fragrances, qui a ouvert son catalogue de molécules qu’ils ont, naturelles, pour travailler avec une équipe du commissariat olfactif du Nez, de la revue Nez, pour ensemble savoir créer un storytelling qui va avec les images, et ensuite le tout validé par des scientifiques du Muséum, pour être certain qu’il y ait une pertinence.
Alexandre Michelin : Pas des fake news quoi. C’est une recréation, c’est une représentation. C’est proche de la réalité et de l’émotion.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Gwenael Allan (Fondateur et CEO de Sensory Odyssey)
alérie Senghor : Sur la question de mettre le visiteur dans une posture active, le fait de s’appuyer sur le levier qu’est l’émotion pour aller vers une nouvelle forme de médiation et d’appropriation des sites, dans l’enjeu, en effet, de faire en sorte que le patrimoine reste une expérience contemporaine, c’est-à-dire rester en phase avec les usages aujourd’hui.
Donc ça c’est une préoccupation que nous avons nous, dans chacun de nos projets : comment faire en sorte de ne pas se couper des générations actuelles et voilà leur donner à éprouver le lieu.
Alors en respectant, évidemment, les spécificités architecturales, patrimoniales, du site, mais en même temps en introduisant une dimension émotionnelle et immersive là-dessus, évidemment très intéressante, qui permette de créer un lien fort entre le site et le visiteur, et ainsi espérer aussi fidéliser ces visiteurs.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenante : Valérie Senghor (Directrice générale adjointe du Centre des Monuments Nationaux)
Philippe Brunella : Si je suis en partie là aujourd’hui, et si j’ai répondu aussi favorablement à l’invitation et si j’ai autant apprécié l’atelier de création, c’est bien parce que la présentation de ces œuvres, dont là, sur la gauche de l’image, ce pingouin islandais qui a disparu à la fin du XIXᵉ siècle, c’est bien parce que ces animaux inanimés, nous aimerions les voir s’animer.
Clara-Doïna Schmelck : Un retour au vivant, en fait, par le biais de la conservation et de l’évolution.
Philippe Brunella : Et autre élément – et l’exemple qatari tout à l’heure est, de ce point de vue, extrêmement éclairant -, faire aussi en sorte que l’on ne voit pas que des animaux ou des insectes, peu importe, même s’ils s’animent.
Mais si on pouvait les voir s’animer dans des environnements qui, pour certains environnements ont disparu, ou certains sont encore là, voilà, ce serait un moyen de faire vivre tout cela.
Alexandre Michelin : De découvrir le monde à côté.
Philippe Brunella : Absolument Alexandre, découvrir le monde, mais aussi peut-être faire en sorte que l’émotion soit au rendez-vous. Je suis un de ceux qui pensent que l’émotion est un des mécanismes qui permet d’arriver à la connaissance et à retenir des choses.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Philippe Brunella (Directeur du musée de la Cour d’Or à Metz)
Philippe Brunella : Il y a ce que l’on voit dans tout le parcours et ce que l’on voit dans les salles. Et il y a ce qui se trouve dans les réserves du musée de la Cour d’Or.
Et dans ce musée, nous avons en réserve des collections d’Histoire naturelle qui furent présentées de façon assez traditionnelle dans ces étagères de bois, avec des alignements d’animaux naturalisés, d’insectes, de minéraux, d’éléments de géologie, etc.
Un énorme travail a été fait pour sortir ces collections de ces galeries historiques, en assurer ainsi la meilleure conservation possible, et puis surtout d’en assurer l’étude des inventaires assez sommaires qui préexistaient, n’étant pas adaptés au projet d’usage d’utilisation, de valorisation de ces collections d’Histoire naturelle.
Alexandre Michelin : Il y a combien de pièces ?
Philippe Brunella : Alors, l’unité de mesure est le millier. Il y a à peu près 5000 oiseaux naturalisés. Il y a plusieurs milliers de mammifères…
Alexandre Michelin : Qui ont disparu, ou certains ont disparu ?
Philippe Brunella : Pour un grand nombre de ces oiseaux et mammifères ils ont ou disparu ou, pour certains d’entre eux, ils sont en voie de disparition. Ce sont des espèces protégées, ce sont des espèces qui doivent attirer notre attention.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Philippe Brunella (Directeur du musée de la Cour d’Or à Metz)
Philippe Brunella : J’ai prévu quelques images pour contextualiser ce qu’est ce musée de la Cour d’Or, au cœur de la ville de Metz, au cœur d’un territoire. Un musée qui est un musée très généraliste. Un musée qui a plus de 180 années d’existence.
Une entrée monumentale qui a été créée en 2018. Et derrière cette entrée monumentale, ou plutôt dans le prolongement de cette entrée monumentale, vous avez toute une série de collections qui touche depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à la seconde moitié du XXᵉ siècle.
Alexandre Michelin : C’est toute l’histoire de la ville de Metz.
Philippe Brunella : Voilà, des éléments qui sont là. Un ensemble thermal antique conservé dans bon nombre de salles du musée, avec les systèmes de bains de l’Antiquité, mais aussi de la sculpture, et évidemment des milliers et des milliers d’objets.
On est sur un musée immersif, sans système audio numérique, tout ce que l’on veut, pour l’instant, mais où l’on rentre dans l’Antiquité, où l’on rentre dans ces mondes anciens, avec ces témoignages qui nous ont été livrés et avec la fonction première d’un musée qui est cette fonction de conserver pour les générations futures les vestiges en question.
On traverse ainsi tous les temps, on traverse ainsi beaucoup d’époques, on se promène, on est immergé.e face à des œuvres authentiques.
Et, je pense qu’on y reviendra tout à l’heure, dans les désirs que l’on peut avoir de numérique et de rapport entre le numérique et l’aspect authentique des vestiges, des éléments, des œuvres d’art, qui sont conservés dans nos établissements.
Et puis alors ce musée de la Cour d’Or qui est… Et là, j’ai mis que quelques photos. Bah oui, ça fait quand même 6000 mètres carrés, et 49 salles qui se sont ouvertes au public, dans une forme de labyrinthe qui utilise aussi des espaces…
Alexandre Michelin : Ça, je ne sais pas si on peut s’arrêter sur cette pièce ?
Philippe Brunella : Ça c’est un plafond qui date du XIVᵉ siècle, qui a été retrouvé au cœur de la ville de Metz, qui a été démonté en 1982 et installé dans une salle qui a été spécialement créée, spécialement aménagée pour accueillir ce plafond dont il faut assurer à la fois la conservation, mais aussi la compréhension par le public.
On a des édifices anciens – j’ai parlé des thermes -, mais d’autres édifices anciens, dont un grenier frumentaire qui servait à stocker les céréales de la ville, qui se développe sur cinq niveaux et dont aujourd’hui seul le rez-de-chaussée est aménagé pour y présenter la statuaire médiévale.
Quatre niveaux seront à aménager dans un futur que je souhaite aussi proche que possible, en étant un peu réaliste.
Clara-Doïna Schmelck : En moyenne, combien de visiteurs accueillez-vous par an ?
Philippe Brunella : Un peu plus de 80 000 visiteurs, ce qui est très nettement insuffisant, eu égard à la qualité et la beauté des collections qui y sont conservées.
Présentateurs :
– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)
Intervenant : Philippe Brunella (Directeur du musée de la Cour d’Or à Metz)
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