Comment le travail en collaboration permet-il de créer de nouvelles technologies immersives ?

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Roei Amit : On évolue dans des écosystèmes. Nous, on est un maillon dans cette chaîne, dans le sens où on souhaite et on fait partie de sa structuration. 

Mais on ne fait que travailler avec d’autres, et ça commence bien évidemment avec des auteurs, avec des commissaires, avec des gens qui sont porteurs, donc, de subjectivité, de points de vue sur les sujets qu’on voudrait aborder, avec des métiers – que tu connais – qui ont été abordés tout à l’heure : des réalisateurs, des scénographes, des architectes, des studios de création. Donc tout un ensemble de compositeurs.

Alexandre Michelin : Et avec la musique. Bientôt, si tu fais du sensoriel, il y aura des parfums…

Roei Amit : Exactement, avec des spécialistes de l’olfactif.

Donc, du coup, avec tout un ensemble de métiers, de créateurs et d’auteurs de création… avec des coproducteurs. On est rarement, voire presque jamais, un seul producteur. 

D’ailleurs, là dessus, comme on disait, on se structure comme une industrie, comme un studio de cinéma… pour d’autres moments où il faudra prendre des risques. C’est des risques qui sont assez importants…

Alexandre Michelin : De quel ordre ?

Roei Amit : C’est plusieurs millions d’euros une exposition, donc il y a une vraie question de quel apport amène chaque producteur pour qu’il y ait le plus de synergies possibles et que ce soit vraiment un levier de création de valeur. 

Donc nous, on est rarement seuls producteurs, mais on travaille aussi bien évidemment avec des diffuseurs, avec des tourneurs, et des partenaires techniques. 

Ce qui fait que ce nouveau format, c’est un format composite, à la fois composite dans le sens de sa création, de sa vision esthétique, mais bien évidemment dans la manière où il se met en place.

L’exemple de Pompéi. Je citais simplement quelques uns des partenaires, et encore, je m’excuse pour les autres. Mais il y a vraiment un travail en commun…

Alexandre Michelin : C’est un des mots-clés de tout ce qu’on a entendu depuis le début, de Dassault Systèmes jusqu’à toi, c’est : “il faut apprendre à collaborer dans ce monde, on ne peut réussir qu’en collaborant, on ne peut pas réussir contre, parce qu’on doit maîtriser…”

Roei Amit : Exactement, un ensemble de choses qui sont parfois très, très différentes. 

Tout à l’heure, on disait : “on ne sait jamais, jusqu’au moment où on ouvre une exposition”, mais pourquoi ? 

Parce qu’il y a tellement d’éléments, de paramètres, de composites, de créations qui font que… Et puis on ne peut pas les faire, bien évidemment, tout seul. 

Et je pense qu’une des valeurs du KIF et de ce type d’événements, c’est cette mise en réseau, c’est ce décloisonnement, parce qu’on travaille toujours avec des partenaires.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Travaux au Grand Palais : quelles améliorations technologiques sont prévues ?

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Roei Amit : La question de la fermeture du Grand Palais, c’est un élément, entre autres, bien évidemment qu’on prend en compte. 

On prévoit, dans le nouveau Grand Palais qui s’ouvrira après les Jeux olympiques, d’avoir des galeries dédiées, donc pré-équipées, avec une programmation continue de ce type de format, en tentant de produire et de diffuser dans un ensemble de lieux à la fois en France et à l’international.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Grand Palais Immersif : produire de nouveau formats à plusieurs grâce aux partenariats

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Roei Amit : Pour nous donc, un véritable “proof of concept”, dans la mesure où, comme ce qui a été dit tout à l’heure, il y a une vraie possibilité de créer un écosystème, avec donc deux partenaires et d’autres acteurs.

Alexandre Michelin : Qui sont ces partenaires ?

Roei Amit : Alors, Gedeon Programmes, on en a parlé, le parc archéologique de Pompéi…

Et je vais revenir dans un instant pour parler de toute une palette de partenaires qui se réunissent – et je pense que c’est hyper important de le mentionner – ensemble pour imaginer, créer et produire. Donc ça veut dire qu’on est dans un cadre qui permet de faire ce nouveau format. 

Alexandre Michelin : Donc vous prenez ensemble le risque. 

Roei Amit : On prend ensemble le risque, enfin on le partage, et derrière on le fait, bien évidemment, de manière à la fois volontaire et raisonnée, mais il y a une vraie prise de risque.

Alors, on en discutait tout à l’heure, quand on fait une exposition, on ne sait jamais comment ça va être avant qu’on ouvre les portes, 12h avant. Parce que ce n’est pas comme un film qu’on peut produire et qu’on pourrait modifier, retoucher, jusqu’au moment du PAD. 

Dans une exposition il n’y a pas de PAD, enfin le PAD il est 12h avant l’heure d’ouverture au public. Donc c’est une vraie prise de risque à plusieurs niveaux et qui fait partie, je dirais, des défis et d’ailleurs de l’excitation de ce type de format. 

Ce que vous voyez ici à l’image, c’est un autre type d’expérimentation qu’on a fait, qui est aussi un véritable champ de création. 

On a prêté, avec Wim Wenders, à une création spécifique d’un espace monumental, qui était la nef du Grand Palais, pour présenter le cinéma comme art plastique dans un espace physique, ce qui est une autre manière de dire “l’immersion”.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Grand Palais Immersif : comment les écrans LED favorisent l’expérience in situ ?

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Roei Amit : La RMN Grand Palais n’est pas un musée, donc on n’a pas de collection, hormis notre collection qu’on appelle notre photothèque, dans la mesure où on est dépositaire de photos des collections des musées nationaux en très haute définition aujourd’hui aussi en 3D. 

Donc c’est une collection numérique qu’on peut déjà exploiter. Mais c’était vraiment venir à cet élargissement de notre champ, avec ce qui est notre propre expérience, ça veut dire la découvrabilité, l’expérience in situ des visiteurs qui viennent, qui explorent, qui découvrent une expérience sensible de l’art.

Et ce que la technologie immersive nous permet, c’est de jouer sur une nouvelle grammaire de l’expérience, qui combine cette notion d’immersion dont on parle…

Alexandre Michelin : Sans device, la plupart du temps, sans appareil…

Roei Amit : Sans device, la plupart du temps.

La narration, qui est vraiment porteuse de sens – pas que de l’émotion -, et de l’interaction qui favorise, d’ailleurs, l’assimilation et la rencontre avec les contenus.

Et donc, dans ce sens-là, on a pu faire Pompéi, mais je ne vais pas en parler, car c’est le même film, ou presque, que Stéphane a montré tout à l’heure. On pourrait le voir, néanmoins, je vais dire d’autres choses. 

Ça nous a permis, au-delà de tous les aspects d’exploitation d’un modèle économique, de création de chaînes de valeur avec de multiples partenaires – je vais y revenir – ça nous a permis de continuer à expérimenter cette nouvelle manière de créer un format. 

Un format qui est un format d’exposition, donc in situ, qui appelle à la déambulation, mais qui est accompagné avec des points de vue.

Il y a des points de vue de différentes hauteurs, et le public est exposé – en ça c’est une vraie exposition – à cette nouvelle grammaire d’expérience qui va de l’immersion impressionnante – on a vu l’irruption du Vésuve – à l’interaction, avec donc des tablettes tactiles, avec des ombres qui se baladent dans cette rue de Pompéi et qui permettent aux visiteurs de voir des figures humaines dans cette rue, et de la narration bien évidemment.

Alexandre Michelin : Et des effets spéciaux avec l’explosion…

Roei Amit : Exact, qui fait partie, je dirais, de l’émotion, mais aussi de la dramatisation de cette expérience.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Présentation de l’exposition « Sites Éternels » au Grand Palais

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Roei Amit : Dès que la technologie l’a permis – donc fin 2016 -, on a eu un premier élan d’expérimentations, et on a fait une exposition immersive au Grand Palais au sujet des sites détruits par Daesh à l’époque, Sites Éternels. 

C’était même avant le “proof of concept” qu’est Pompéi, mais c’était vraiment une démarche à la fois d’urgence, pour en parler, à partir de nos missions… 

Alexandre Michelin : Éditoriales ?

Roei Amit : Éditoriales, exactement, mais aussi une vraie expérimentation sur la technologie. C’était la première fois, c’était avant l’Atelier des Lumières, avant Team Lab… 

C’était vraiment une des premières occasions de “video mapper”, sur des grandes échelles, des contenus patrimoniaux. On a fait ça  en collaboration avec le musée du Louvre et Iconem, qui est une autre super boîte de la tech française, dont on parlera tout à l’heure.

Alexandre Michelin : Photogrammétrie…

Roei Amit : Photogrammétrie des sites archéologiques et patrimoniaux. 

Et cette expérimentation, qui a duré très peu de temps – trois semaines, entre fin 2016 début 2017 -, a réuni plus de 60 000 personnes. Ça nous a permis, donc, d’expérimenter beaucoup de choses concernant la production et la technique. 

Et ça nous donnait, en fait, l’envie d’aller plus loin, parce qu’on se disait : “il y a un vrai potentiel, il y a une maturité technologique qui fait qu’aujourd’hui on peut imaginer ce genre de choses avec des qualités qui nous satisfont”. 

Et on a pris le temps, début 2017, de structurer la démarche. Aujourd’hui, c’est l’aventure Grand-Palais immersif, donc une filiale créée à la fin de l’année dernière, pour faire vivre ce nouveau type d’expérience.

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

Présentation du Grand Palais Immersif

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Roei Amit : Le Grand Palais immersif, c’est une filiale de la Réunion des musées nationaux au Grand Palais dédiée à la production, l’exploitation et la distribution des expositions à fort contenant numérique. 

Je vais revenir à la fin sur la structuration juridique en SAS, mais comme tu le disais, c’est vraiment l’association capitalistique pour créer une société dédiée à cette mission faite par la RMN Grand Palais, la Caisse des Dépôts/Banque des Territoires et Vinci Immobilier. 

Et on va revenir sur les raisons, peut-être, de cette association. La mission, vraiment, elle a des coûts. On vient à cette aventure par notre ADN qui est l’exposition d’art et de patrimoine. 

Alexandre Michelin : C’est la mission de la RMN ? Ça veut dire Réunion des musées nationaux – Grand Palais, RMN-GP ?

Roei Amit : Tout à fait. Et on arrive à cette aventure pour mener cette mission, donc on n’invite pas une nouvelle mission dans ce sens-là, mais comment continuer à servir les mêmes missions dans un monde qui évolue et qui change ?

Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)

 Présentation de MyMettā.io

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Naoufel Ben Youssef : On réunit un collectif de passionnés autour de l’immersif. 

Évidemment on phosphore, on a une partie de recherche et développement où on partage toutes nos envies, on essaye de voir ou on peut aller. 

Et puis, par ailleurs, essayer de répondre à institutions, des commandites, pour leur faire bénéficier de cette expérience, de ce savoir-faire.

Christophe Cheysson : Et c’est un collectif, où on essaye de reprendre ce qu’on a vécu, c’est-à-dire vraiment une relation transverse entre l’ensemble des participants.

On est dans un protocole où, contrairement à un film où tout est très pyramidal, là tout le monde apporte sa contribution au projet. 

Et avec cette idée, comme on vient à peu près tous du monde de la prise de vue, cette idée de de garder une place importante à l’image réelle.

Présentateurs : 

– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)

Intervenants : 

– Naoufel Ben Youssef (CEO Les Films en Tête)

– Christophe Cheysson (Réalisateur)

Musée national du Qatar : comment tourner des images gigantesques en 31K ?

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Christophe Cheysson : Quelques images du tournage, avec ce système de caméras qu’il a fallu mettre au point pour s’approcher de la résolution nécessaire au final.

D’ailleurs, petite anecdote, on a tourné avec trois caméras 8K côte à côte.

Alexandre Michelin : Trois caméras 8K côte à côte ? Pour pouvoir avoir les valeurs de l’écran..?

Christophe Cheysson :  Pour s’approcher. Donc on a livré une image de 24K qui, elle, a légèrement été gonflée en 31K après.

Alexandre Michelin : Parce qu’en fait les écrans demandent du 31K, c’est ça ? C’est délirant.

Christophe Cheysson : Et en fait, après nos premiers essais avec ces trois caméras, on s’est aperçus que le point de focalisation, le point d’intérêt présupposait une convergence des caméras qui devait être très précise, et que dès qu’on changeait de point de vue, cette convergence ne convenait plus. 

Et donc il a fallu créer un petit système qui permettait de manier la convergence des caméras en live. Exactement comme sur un plan de caméra, on a quelqu’un qui manie le point, on avait quelqu’un qui maniait la convergence pour permettre une image qui se retrouve, qui soit compréhensible.

Présentateurs : 

– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)

Intervenant : Christophe Cheysson (Réalisateur)

Comment étalonner et monter un film projeté sur les murs immenses d’un musée ?

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Naoufel Ben Youssef : Pendant la post-production, on a construit une maquette – à une échelle réduite, bien entendu -, pour pouvoir le vivre vraiment.

Donc on était allongés au sol pour essayer de se mettre en situation.

Christophe Cheysson :  Oui, parce que… alors, on rentre dans des choses un peu techniques, mais quand arrive la phase d’étalonnage d’un film comme ça, quand on étalonne pour le cinéma, on va dans un labo, où on a un écran test qui est censé représenter les caractéristiques d’à peu près tous les écrans en France. 

Et évidemment, là, on fait un film pour un endroit qui est unique, qui est singulier, le film ne va passer que là, et on a un protocole de vision qui fait qu’on a des écrans qui sont à angle droit les uns par rapport aux autres, et qui donc s’éclairent les uns les autres, avec des conflits d’intérêt.

Et on s’est aperçus que la seule façon de préparer cet étalonnage… parce que le musée était encore en construction, on n’y avait pas d’accès, puis ça aurait été un coût – ceci dit, on a fait presque deux semaines d’étalonnage sur place -, ça a été de construire sur une maquette sur 1/30ᵉ, qui était suffisamment grande pour qu’on puisse s’asseoir au milieu, et avec des mini projecteurs on a fait nos essais, on a travaillé en étage, et on a refait des éléments de montage, parce qu’il y avait des moments où le grand écran tuait le kaléidoscope qui était en face et vice versa.

Et voilà, on a inventé en cheminant.

Présentateurs : 

– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)

Intervenant : Christophe Cheysson (Réalisateur)

Musée national du Qatar : s’immerger au cœur de paysages géants

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Christophe Cheysson : Donc là, on utilise ce logiciel de prévisualisation pour regarder le film, et on voit bien là que ce que je choisis de regarder à ce moment-là m’interdit de voir autre chose.

Et donc le spectateur qui, lui, regarde l’autre partie voit un film qui est différent.

Naoufel Ben Youssef : Et le spectateur qui se rapproche de l’écran, se retrouve littéralement dans une tempête de sable.

Alexandre Michelin : Ah oui, d’accord. Et là, il voit un insecte, quoi, c’est quoi, un petit animal ? Un lapin ?

Naoufel Ben Youssef : Une petite gerbille. 

Alexandre Michelin : Donc, en fait, c’est un documentaire en trois dimensions ?

Christophe Cheysson : On peut dire ça, parce que les écrans se répondent, il y a une narration cohérente d’un moment à un autre.

Et l’idée, c’est de… on s’est un petit peu inspirés du récit de Gulliver, pour aussi apporter sur ces écrans gigantesques des changements d’échelle importants. Le spectateur est tour à tour un géant ou un lilliputien.

Et c’était un des paris compliqués du film, c’est que le film s’adressait avant tout au public qatari, le Qatar n’est pas un pays très grand et les Qataris connaissent très bien leurs terres. 

Et le pari, c’était aussi de leur proposer une vision de leur pays qui les décoiffe, à laquelle ils ne soient pas habitués.

Alexandre Michelin : Oui, parce qu’on ne pense pas qu’il y a la mer autour du Qatar, on pense au sable.

Naoufel Ben Youssef : Toutes les images sont tournées, aucune image d’archives. On a absolument tout tourné. 

Christophe Cheysson : Et c’est une des raisons pour lesquelles le projet est si pharaonique, c’est que le tournage naturaliste impose des rythme et des délais de tournage qui sont…

Alexandre Michelin : Oui, ceux de la nature. Là il y a de la musique, son spatialisé ?

Christophe Cheysson : Son spatialisé. Le musée utilise le protocole Atmos. 

On a, je crois, 45 haut parleurs disséminés un peu partout dans la galerie, et qui permettent d’être très pointus, c’est-à-dire que vous vous regardez un écran derrière vous, une mouche décolle, vous vous tournez pour regarder la mouche et tout l’univers sonore est là pour essayer de guider, d’amener le spectateur à se déplacer dans la galerie.

Sachant qu’évidemment chaque spectateur fait l’expérience qu’il souhaite, celle qu’il ressent. 

Alexandre Michelin : On n’a pas de casque, mais en fait on est déjà en train de se balader, de manière individualisée, puisque l’expérience est, finalement, liée à l’endroit où l’on est.

Christophe Cheysson : Exactement.

Alexandre Michelin : Et le bruit qu’on entend, là, c’est l’eau ? 

Christophe Cheysson : Alors on a fait un très gros travail de sound design pour essayer de donner à vivre cette richesse sonore. 

Les pays désertiques ont toujours l’air vides, et en réalité ils sont bourrés de vie, bourrés de bruit, bourrés d’ambiances…

Alexandre Michelin : Toute la biodiversité du désert, ou des pays désertiques.

Christophe Cheysson : Absolument. Et puis l’idée, aussi, était que… la mission était de montrer les paysages du Qatar avant l’arrivée des hommes. 

C’était aussi de construire une bande sonore musicale, mais uniquement à partir d’éléments naturels. 

Et on a travaillé avec un compositeur français qui s’appelle Jean Poinsignon, qui a fait un travail très remarquable, où il n’a utilisé que des bruits de la nature ou des bruits animaux.

Présentateurs : 

– Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)

– Clara-Doïna Schmelck (philosophe, journaliste, chargée de cours Sciences Po Strasbourg)

Intervenants : 

– Naoufel Ben Youssef (CEO Les Films en Tête)

– Christophe Cheysson (Réalisateur)

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