L’immersif va t il peu à peu investir notre quotidien

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Stéphane Millière : Après, je pense qu’il y a un autre stade où, technologiquement, on va continuer à évoluer. 

Il y a notamment au Japon des expériences sur des murs de LED extrêmement fins qui, finalement, font que l’environnement de la pièce dans laquelle on est – sa chambre par exemple – est un environnement qui est modulable à souhait, et que le tableau qu’on a là, on peut mettre la Joconde ou on peut mettre… et quand on est dans une définition de 8K et plus, on peut changer la couleur des murs, mettre un papier peint, ouvrir une fenêtre avec un paysage sur tel endroit…

L’immersification, l’immersion dans des contextes très, très différents, je pense qu’on est au tout début. Et c’est ça qui est vertigineux aujourd’hui, c’est que l’immersion, c’est une chose, l’interactivité avec l’univers qui nous entoure, c’est vraiment l’étape d’après. Et là, c’est vertigineux.

Et je pense qu’on est aux prémices de quelque chose, d’un monde qui est en train de changer à une vitesse folle et que nos univers, peut-être même l’univers de notre maison demain, sera totalement immersif et interactif.

Et ça commence. Mais j’ai l’impression que ça va très, très, très vite. Même pour suivre les technologies, aujourd’hui, on est plutôt en train de courir derrière en permanence. 

Donc le futur est à imaginer. Et c’est, encore une fois, je trouve un imaginaire assez formidable qui laisse une place à chacun, aussi, pour s’exprimer.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Comment les outils technologiques permettront la massification des techniques immersives ?

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Antoine Dubois : On avait, chez Accor il y a quelques années, un chief digital officer qui s’appelle Vivek Badrinath qui venait de chez Orange et qui disait toujours : “si on veut massifier, il faut rendre dépendant.” 

Et comment les gens ont été dépendants de leur smartphone ? C’est qu’ils avaient leur vie dans leur smartphone.

Donc je pense qu’on va réussir à massifier au moment où la technologie arrivera à faire en sorte que les options d’immersivité sont dans l’outil que vous avez au quotidien, quand les lunettes seront aussi légères que vos lunettes, Mathieu, aujourd’hui et que ça pourra fonctionner et que ce sera à l’intérieur du device de la personne.

La massification, je pense qu’elle passe par ça et c’est ça qui a fait le succès, de toute façon, de l’iPhone, d’Android et de l’usage qu’on peut avoir aujourd’hui de notre téléphone dans notre poche, c’est qu’on a notre vie dans notre poche et qu’on en est dépendant. Donc je pense qu’il va y avoir différentes phases. 

Nous, on essaye de regarder les différentes technologies. On rêverait d’avoir dans tous nos hôtels – alors est ce que c’est des QR codes ou autres -, mais une solution qui permet d’expliquer l’objet qu’il y a dans votre chambre le design, le dessin, de montrer l’hôtel et son histoire avant, de manière assez simple. 

Mais aujourd’hui, quand on regarde les différentes technologies pour pouvoir le massifier, je peux le faire sur un très bel hôtel, mais je ne veux pas le massifier. Il faut que j’arrive à trouver un outil que la personne puisse utiliser sur son propre device et qui ait un petit effet “waouh” quand même. 

Donc on regarde, on attend. Le rôle d’Accor, ce n’est pas de développer des outils par soi-même, nous on fait des hôtels – chacun son métier -, mais je pense que c’est ça, c’est quand il y aura cette notion de dépendance, comme les smartphones et comme les différents outils qu’on a aujourd’hui, qu’on arrivera à le massifier. 

Et la 5G, ça on regarde aussi, parce que ça veut dire la fin du wi-fi dans les hôtels et dans les lieux publics, ou pas, la 5G, ça c’est une grosse question. Je n’ai pas la réponse, j’en sais rien du tout.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Antoine Dubois (DGA marketing Accor)

Quelles difficultés rencontrent les musées pour distribuer des œuvres immersives ?

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Stéphane Millière : La clé, c’est quand même la distribution, évidemment.

On parle de demain, d’essayer de faire circuler ces expositions, ces expériences VR… Donc c’est vraiment la distribution. 

Et on voit bien qu’il y a différents modèles et différents acteurs surtout. Il y a une grosse différence entre ce qui est ludique et ce qui est muséographique, avec des contenus plus soutenus.

Dans le ludique, il y a beaucoup, beaucoup d’acteurs qui sont producteurs, distributeurs, qui viennent du spectacle, on l’a vu. 

Et, de fait, il n’y a pas forcément énormément de contenus dans ces expositions qui tournent, et il risque d’y avoir un effet de saturation peut-être, parce qu’on voit que sur 2022, il y a 41 villes américaines qui vont avoir une exposition immersive Van Gogh, qui sont fabriquées par cinq acteurs différents. Cinq acteurs producteurs, distributeurs, exploitants… 

Donc peut-être que là, du côté du privé, il va y avoir un moment où, sur des contenus qui sont libres de droits, pas forcément très compliqués à fabriquer, une saturation de marché dans des salles qui ne sont pas muséographiques puisqu’il n’y a pas de nécessité à avoir un gardiennage particulier, si ce n’est pour les projecteurs. 

Après, du côté de la muséographie et des contenus, on pourrait dire avec parfois des objets ou sans objets, mais des choses qui sont en lien avec des collections comme ce dont parlait le directeur du musée de Metz, ce n’est pas aussi facile que ça. 

D’abord parce que les lieux ne sont pas toujours adaptés, donc il n’y a pas toujours les espaces pour des expositions immersives, ou pas toujours les capacités financières pour adapter du matériel qui est coûteux, que ce soit un équipement VR ou un équipement de projecteur 4K. 

S’ils doivent être achetés par un musée, c’est compliqué, il y a parfois des réticences. Il y a encore un certain nombre de grands musées qui y vont très doucement, parce que les conservateurs ont un peu de mal avec… ce n’est pas vrai pour tout le monde, mais il y a encore un certain nombre de cas où ça existe. 

Et peut-être, justement, parce qu’il y a à côté des expériences qui ne sont pas du tout muséographiques et qui touchent à l’art, mais de manière un peu détournée, donc il y a une espèce de réaction de certains musées à dire : “non, moi je n’y vais pas parce qu’on ne veut pas être mélangé à ce type de mise en image”. 

Et puis on manque de distributeurs internationaux. Voilà, il y a des nouveaux acteurs qui se mettent en place… on travaille actuellement avec Manifesto, qui est un acteur français, qui travaille de la distribution classique, d’expositions, de tableaux, mais qui est en train de se mettre à l’immersif et avec qui on a deux projets, mais il n’y a pas beaucoup d’acteurs.

Et c’est vraiment comment aujourd’hui faire en sorte qu’il y ait une puissance dans la distribution, notamment d’acteurs français mais pas seulement, pour qu’il y ait une possibilité, justement, de faire circuler un peu plus ces créations, qu’elles soient VR ou qu’elles soient expositions immersives.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Quels rôles jouent les outils et la 5G dans la massification des technologies immersives ?

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Fabien Barati : Les casques dits autonomes, qui ne sont donc pas branchés à un ordinateur, commencent à vraiment être de très bonne facture et suffisamment puissants pour avoir des expériences vraiment intéressantes. 

Mais finalement, ça ne sera jamais aussi puissant qu’un ordinateur qui est dans le cloud, avec une énorme carte graphique, qui nous envoie en streaming, en 5G – puisqu’il n’y aura pas vraiment d’autre choix – jusqu’à notre casque, et qui donc permet, a priori, d’alléger énormément le casque et pourquoi pas donc l’avoir dans la poche, comme des lunettes.

Il va y avoir quand même des limitations avec la 5G, puisque c’est difficile dans un même lieu d’avoir des données pour plein de personnes en même temps, parce que ça demande des énormes débits. Mais en tout cas, c’est sûr que ça va être un vrai atout pour le développement de la réalité virtuelle. 

Et donc en effet, les telcos – bon, ça fait déjà plusieurs années qu’ils sont vraiment dessus -, dans le monde entier, les gros, ils développent des contenus, ils développent des technos, ils investissent dans les entreprises… 

Donc bien sûr, eux, ils veulent aussi… c’est un moment aussi pour eux de promouvoir la 5G et puis, finalement, les technologies à venir dans les télécoms.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

Quelles sont les conditions de massification de l’immersif ?

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Guillaume Therien : Je pense qu’une des choses en immersif qui est intéressante, on le voit bien aujourd’hui, c’est que c’est multisectoriel. 

Et pour moi, quand on parle de l’économie de créateurs, l’immersif est un très bon exemple. 

On le voit maintenant, les technologies de l’immersion aller dans le manufacturier, dans le tourisme, dans l’hôtellerie… donc ça, je trouve ça super intéressant, parce que je pense que les créateurs, maintenant, ont leurs lettres de noblesse. 

Donc pour moi, c’est une tendance. Je pense que pour toute entreprise, la créativité est maintenant une arme secrète ou, je dirais, une ressource naturelle vraiment exploitée, très importante.

Dans les tendances, pour moi, c’est sûr que la 5G va être plus… je ne veux pas non plus être présomptueux mais, je pense, peut jouer un rôle important dans l’immersif et dans la mise à l’échelle. 

Parce que évidemment, l’immersif demande un traitement de données, demande une latence qui est la plus réduite possible.

Et si on veut avoir des expériences communes, il faut avoir une certaine densité qui améliore l’expérience. 

Donc pour moi, la 5G, on regarde ça d’un œil très très attentif, parce qu’elle peut jouer un rôle, à notre avis important dans l’immersif, et même dans le manufacturier. Les casques vont s’alléger, une fois que la technologie va être dans les nuages ou sur le “edge”, donc va être beaucoup plus confortable pour tout un chacun.

Et, pour moi aussi, une des tendances à surveiller, on parle du GAFA, du GAFAM mais, pour moi, ça va être la l’arrivée des “telcos”, des compagnies de télécommunications dans le monde du divertissement et dans le monde de la culture.

Ils ont passé, je dirais, la première vague “industrielle” du numérique, mais ils passeront pas la prochaine. Donc la 5G pour eux va être l’occasion vraiment d’avoir une certaine emprise sur le monde immersif et sur les nouveaux modes de création, donc pour moi c’est vraiment une tendance à surveiller.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Les expéditions immersives : voyager sans quitter son pays grâce à la réalité virtuelle

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Fabien Barati : En ce moment, on est en train de créer un nouveau format qu’on a baptisé “les expéditions immersives”. C’est un nouveau format qui est dédié à l’exploration de notre patrimoine culturel d’une manière inédite, avec un modèle économique un peu particulier dont je vous parlerai après.

Mais alors, qu’est ce que c’est que ces expéditions immersives ? 

Alors, le principe, et là je vais vous demander d’imaginer, c’est que vous vous rendez en groupe avec vos amis, avec votre famille, dans un lieu dédié ou vous êtes équipé d’un casque VR, et vous allez vous retrouver, par exemple, en Égypte.

Et pendant à peu près 40 minutes, vous allez explorer, comme si vous y étiez, la pyramide de Khéops, en marchant dans les couloirs de la pyramide, en accédant à des zones qui sont interdites au public, et même en voyageant dans le temps pour vous retrouver dans l’Égypte antique.

Et tout ça, vous le faites donc en marchant librement, naturellement, dans un grand espace et en groupe, en collaboration, c’est-à-dire que vous pouvez voir et communiquer avec vos proches pendant toute l’expérience, et donc c’est aussi une expérience sociale, ce qui est finalement assez rare dans la réalité virtuelle. 

Ici, notre objectif, c’est vraiment de donner à découvrir le patrimoine d’une manière nouvelle, d’une manière inédite. Et donc, on s’adresse aux institutions culturelles et aux exploitants pour augmenter leur attractivité, pour augmenter aussi les flux de visiteurs, pour augmenter les revenus, et puis pour innover dans la médiation culturelle. 

Mais alors comment on fait pour, justement, augmenter ces flux, augmenter ces revenus ?

Les expéditions immersives, elles sont basées sur une plateforme, des briques technologiques qu’on développe depuis plusieurs années chez Emissive et qui permettent de gérer toutes les composantes d’une exploitation fluide, notamment la densité de visiteurs et une gestion intelligente des flux de visiteurs qui permet donc d’obtenir une haute capacité de visiteurs, pour me répéter. 

Pour vous donner un exemple, sur un espace “petit” de 300 mètres carrés, on peut obtenir jusqu’à 200 000 visiteurs par an sur ce lieu de 300 mètres carrés. Et bien sûr, plus il y a d’espaces, plus on peut obtenir de visiteurs. 

Et qui dit grand flux de visiteurs dit aussi “potentiel de profitabilité” important. Et là, on est sur un modèle, qui se rapproche de celui du cinéma, où il y a un partage des revenus sur la billetterie, où donc les partenaires du projet, finalement, partagent les risques.

Et puis surtout, ce qui est important, c’est qu’il y a une profitabilité pour toute la chaîne de production, en commençant par les producteurs jusqu’à l’exploitant et puis bien sûr, en passant par les auteurs, les réalisateurs et puis les distributeurs.

Pour aller un tout petit peu plus loin dans le modèle des expéditions immersives, il y a en fait 2 business model derrière :

– il y a celui de la coproduction où les coproducteurs se partagent les revenus de billetterie de chaque exploitation d’une expédition immersive, sachant qu’une expédition immersive, c’est fait pour être exploité non pas dans un lieu, mais dans plusieurs lieux en même temps. 

– et puis il y a le business model purement de l’exploitation, qui est dédié à un lieu unique où, là, les distributeurs, lieux d’exploitation et exploitants vont se partager les autres revenus sur la billetterie. 

Donc voilà, je vais un peu rapidement dans l’explication de ce modèle – on pourrait en discuter plus longtemps -, nous aussi on a un modèle depuis très longtemps, bien sûr, d’agence, où on répond à des besoins très particuliers, spécifiques de nos clients qui sont business aussi. 

Et voilà, je trouve ça intéressant, dans un moment où, finalement, on a des solutions techniques qui nous permettent de créer et de diffuser maintenant assez efficacement des expériences immersives, c’est un moment, justement, où il faut trouver aussi des modèles financiers profitables parce que sinon… c’est le moment d’être créatif au niveau économique, en tout cas.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

Arcadia, BeatConnect, OVA : exemple de 3 entreprises accompagnées par Zú

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Guillaume Therien : On a reçu plus de 700 applications depuis notre existence. On a accompagné 70, environ, entreprises qui sont allées chercher différents financements. 

J’en ai choisi, peut-être, 3 que je trouve intéressantes :

– Arcadia, qui est une entreprise – on parle d’immersion donc je l’ai choisie -, Arcadia est une entreprise assez innovante, dans la technologie mais aussi dans le modèle d’affaires.

Parce que c’est une entreprise qui cherche à développer un nouveau sport. Ils appellent ça du “athletic VR”, donc de la réalité virtuelle athlétique.

Donc on a vraiment un casque Oculus, on court sur un terrain, donc une technologie de tracking qui est super intéressante. 

Mais le modèle d’affaires est vraiment semblable au sport professionnel et cherche vraiment à créer un nouveau sport, une nouvelle ligue, dans le métaverse, qui se pratique chez soi, qui permet justement d’assister à des matchs professionnels de chez soi, d’avoir des transactions comme dans un stade régulier mais, justement, via cette ligue qui s’appelle Arcadia.

Donc je vous encourage à vraiment aller voir ce qu’ils font. Ils ont fait un partenariat avec le film “Space Jam”, le film de Warner, donc c’est super intéressant de voir ce qui se passe là.

– Peut-être une autre entreprise, BeatConnect, une entreprise de Montréal qui crée un outil qui permet aux créateurs de musique, peu importe leur système de contrôle musical à la maison pour masterer ou produire de la musique, de collaborer à distance et de créer à distance ensemble.

Donc plus besoin d’envoyer des fichiers, puis que les musiciens ajoutent une nouvelle étape ou ajoutent la batterie ou le mastering qui se fait par après. On peut tout créer, bref faire une session d’enregistrement ou “un jam”, en bon québécois, en live.

Donc c’est assez intéressant de voir cet outil collaboratif-là

– Et peut-être une autre qui me vient en tête, OVA, qui est une entreprise ultra innovante à Montréal qui permet, via son produit qui s’appelle Stellar Ex, à tout un chacun, peu importe ses connaissances techniques ou ses compétences technologiques, de créer son propre environnement en réalité virtuelle avec l’outil.

Donc on met le casque, on utilise l’outil, on peut créer sa maison, on peut recréer un univers. 

Donc on est dans le Rec Room, on est proche de ça, mais  vraiment d’une façon encore, je dirais, plus démocratique.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Comment s’est passée la première levée de fonds de Emissive ?

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Fabien Barati : Au premier confinement, on a ce qu’on appelle “closé” la levée de fonds, notre première levée de fonds en 15 ans, pour spécifiquement développer ces expéditions immersives, ce format qui demande des fonds pour pousser… c’est avant tout pour garder notre avance, mais c’est aussi pour développer du contenu, développer des technologies, et puis aussi développer commercialement les expéditions. 

Donc nous on a la chance d’avoir… on a toqué à pas mal de portes, bien sûr, mais, en tout cas, on a la chance d’avoir trouvé des super partenaires, très complémentaires, qui ne sont pas juste des financeurs, mais qui nous aident aussi sur la partie technologique, comme avec HTC, sur la partie purement culturelle avec ArtNova, ou sur la partie plus conseil et tout ce qui s’ensuit avec BPI.

Donc voilà comment ça s’est passé.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

De quels usages bénéficient les technologies immersives ?

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Fabien Barati : Il y a des usages très différents dont peuvent bénéficier les technologies immersives. 

Il y a du pur business, où là il n’y a pas vraiment de question à se poser. Tout ce qui est formation, prévisualisation – notamment pour visiter des hôtels ou des appartements -, c’est-à-dire prendre des meilleures décisions plus vite, plus efficace, perdre moins d’argent, c’est important pour les entreprises. 

Donc tout ça, c’est tout ce qui est formation, prévisualisation. Nous on fait aussi beaucoup d’événementiel, parce que bien sûr, on fait voyager les gens, c’est magique, on peut faire passer des messages de manière très efficace grâce aux technologies immersives.

Et puis il y a aussi la médiation culturelle qui est importante où, là, les modèles économiques sont quand même beaucoup plus difficiles à trouver. Ils sont à inventer. 

Donc là, on pense entre en avoir un bon avec les expéditions immersives, mais tout dépend aussi des technologies qu’on a pu développer pour le rendre possible. 

Donc c’est sûr qu’en tout cas, il y a un attrait qui se développe. On peut dire que c’est aussi un peu prouvé par tous les financements qui se mettent en place, on voit aussi les GAFAM qui poussent derrière. 

Donc c’est sûr qu’il y a de l’engouement.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

The Enemy, un projet immersif où les visiteurs partent à la rencontre de combattants

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Fabien Barati : C’est un projet qui s’appelle The Enemy, un projet imaginé par Karim Ben Khelifa qui est sorti [il y a] environ cinq ans, et qui était vraiment une première dans son genre, puisque c’est une expérience multi-utilisateurs co-localisés, en free running sur un très grand espace.

Et le principe, c’est que là les visiteurs, pendant à peu près 50 minutes, vont à la rencontre de combattants de différents conflits pour en apprendre plus sur ces conflits, mais aussi leur vie, leurs espoirs. 

C’est une expérience très touchante qui est, elle, sur un modèle de co-production, dont les coproducteurs sont Camera Lucida, France Télévisions, l’ONF, Département, et nous, Emissive.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

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