Karine Riahi : En fait, tout converge, et notamment les lieux pour y avoir accès…
Alors il y avait deux éléments importants. Les lieux pour y avoir accès, ils vont exister. Il y a des tas de lieux dans les villes qui vont disparaître, parce peut-être que les parkings il n’y en aura plus besoin parce qu’on n’aura plus de voitures, et qui pourront être des lieux où on pourra avoir accès à toutes ces œuvres, à toutes ces expériences.
Et puis, quelque chose qui est très fort aujourd’hui, pas de piraterie. Quand vous consommez une œuvre en live – parce que c’est du live dans les salles – eh bien, il n’y a pas cet écueil de la piraterie qui est en train de détruire, aussi, l’industrie audiovisuelle.
Donc il y a beaucoup de choses qui se mettent en place. Il y a comme un alignement des planètes. Il faut être patient, toujours, et puis pour être là, il ne faut pas se décourager, comme dans un marathon.
Et là, il y a beaucoup de choses qui arrivent en même temps, et parce que je suis optimiste de nature, mais pas que, je suis sûre que ça va sortir là, c’est le moment.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Karine Riahi : Il y a une vraie complicité, ou en tout cas connexité entre ce qu’on vit dans les réalités immersives/réalités virtuelles et le jeu vidéo, et il faut s’inspirer des exemples.
Il y a aussi une chose qui me touche c’est que, au niveau juridique, puisque c’est de là qu’on part, acquérir de la propriété dans le jeu vidéo, en droit français, ça a été très compliqué. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas de régime juridique.
Donc là, je prends un peu ma casquette de juriste, mais ça, c’est important parce qu’il y a eu une délocalisation des éditeurs de jeux vidéo dans les pays où c’était plus facile d’acquérir du droit.
Donc il y a encore, aussi, une réflexion auprès des pouvoirs publics, et ça c’est aussi le rôle des associations dans le secteur, d’attirer l’attention sur les pouvoirs publics en donnant les outils juridiques, et pas seulement financiers, mais l’outil juridique pour faciliter l’acquisition des droits.
On en est tout le temps là. L’acquisition des droits, plus c’est compliqué, plus on se délocalise, et plus ces industries qui devraient être des industries françaises, des licornes françaises, vont devenir des licornes canadiennes ou américaines, avec un système de copyright plus stable.
Yves Ach : Alors, c’est pas une fatalité…
Karine Riahi : Non, ce n’est pas une fatalité, c’est pour ça que je lance un appel.
Yves Ach : Il y a d’autres secteurs que les jeux vidéo. Il y aura aussi l’éducation qui va être un secteur où la réalité et les notions immersives vont se développer de façon incroyable.
Alexandre Michelin : La santé…
Yves Ach : Et la santé, bien sûr.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Karine Riahi : Déjà, à partir du moment où dans l’écosystème, ceux qui financent sont persuadés que ces œuvres de réalité immersive sont génératrices de profits…
Alexandre Michelin : 200 000 entrées à Pompéi, ça rapporte combien ?
Karine Riahi : En fait, c’est ce type d’information qui doit être divulgué, parce que je pense qu’il y a une méconnaissance. Et mon point de vue aussi sur le fait qu’on ne soit pas aussi avancés qu’aux Etats-Unis et qu’on ait moins envie, c’est une question d’ignorance et aussi une question de regard, pas méprisant mais un peu lointain, sur tout ce qui relève de l’industrie de l’entertainment. Je parle au sens large, c’est-à-dire du divertissement.
Alexandre Michelin : C’est-à-dire que l’Atelier des Lumières, c’est quand même plusieurs millions d’euros par an…
Karine Riahi : Mais cette information-là, “l’Atelier des Lumières, c’est plusieurs millions d’euros par an de chiffre d’affaires”, ce n’est pas une information, à mon avis, qui circule dans les cercles où il y a des investisseurs qui se disent “ah là, il y a quelque chose à faire, donc c’est un secteur dans lequel on doit s’investir.”
Et pour preuve, régulièrement, tous les deux, trois ans, il y a des tribunes qui disent : “mais regardez le secteur de la culture, de l’industrie, c’est encore plus que l’automobile, l’aviation etc.”, et qu’on soit encore obligés de le démontrer et de le dire presque…
Alexandre Michelin : C’est une des spécialités de EY de faire ces études, notamment avec la SACEM pour dire…
Karine Riahi : Mais est ce que pour autant il y a encore plus d’argent ? Non. Mais on le sait, mais à mon avis il y a une information…
Alexandre Michelin : Pourtant c’est le soft power, c’est la définition même de l’influence… Quand tu es petit, relativement moyen comme la France, tu as intérêt à investir dans…
Karine Riahi : Exactement, mais je ne sais pas pourquoi il n’y a pas cette confiance absolue dans les talents. On dit : “les talents français, l’écriture française, les écoles d’images, les Gobelins…” tout ce qui fait la richesse créative de la France, qui est un acquis.
Et pourquoi est ce qu’on a les grands talents qui vont aller travailler outre-Atlantique, etc ? C’est qu’on n’a pas assez confiance en nous. C’est un problème – alors je ne sais pas pourquoi -, mais c’est un problème de confiance alors que tous les éléments sont là et que les preuves que ça marche existent : l’Atelier des Lumières, l’exposition Pompéi et plein d’autres. Mais il y a quelque chose qui manque.
Alexandre Michelin : Passage à l’échelle, comme disait notre ami québécois tout à l’heure.
Karine Riahi : Exactement, tout à fait.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Karine Riahi : Je m’aperçois que certains entrepreneurs, certaines entreprises ont du mal à considérer que ce qu’elles créent sont des créations de valeur et que ça relève de la propriété. La propriété, c’est ce qui vous rend riche. C’est ce que c’est ce que vous créez et ensuite que vous exploitez à l’envie.
Et ce qui est intéressant dans cette notion de création de valeur dans les entreprises des réalités immersives, c’était la notion de décomposition. Pas de décomposition au sens péjoratif, mais le fait que l’on puisse démultiplier. Et donc il y a un mot sur lequel je vais rebondir, qui était celui de Roei, qui était la notion de format.
Alors chez nous, on a les “formats juridiques”, et les formats, c’est un premier stade qui peut se décliner avec un mode infini de manières de décliner…
Alexandre Michelin : Ce que Roei a fait, par exemple Pompéi, est un format. Et demain, on pourrait, entre guillemets, l’exploiter dans un casque ou dans un autre espace…
Karine Riahi : Exactement. Dans un autre mode d’œuvre.
Alexandre Michelin : Dans un autre mode d’œuvre. Et donc il y aurait forcément pour lui une rémunération, pour la RMN GP une création de valeurs, et pour tous ses partenaires une redistribution.
Karine Riahi : Tout à fait. Et c’est ça qui est intéressant, c’est parce qu’ aujourd’hui on est dans un niveau de technologie tellement forte et aussi de créativité tellement forte, parce que les moyens qu’on met à la disposition des créateurs les inspirent et les font se dépasser. Ce qui était de la science-fiction, aujourd’hui n’en est plus.
Et à partir du moment où on crée des univers riches, et non seulement on va créer un univers riche de déclinaisons, ça pourrait être un long métrage, ça pourrait être une série, ça peut être un jeu vidéo, etc. Mais ça peut être aussi de la licence de marque, c’est-à-dire que tout d’un coup on va ailleurs, dans la propriété industrielle – la marque on sait -, et ça c’est une richesse à l’infini qui peut durer autant de temps…
Alexandre Michelin : C’est vraiment de la création de valeur.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Yves Ach : La vraie question, c’est la création de valeur, c’est tout à fait ça. Et c’est comment on peut capitaliser autour de la valeur technologique et des valeurs technologiques immersives, en particulier.
Alexandre Michelin : Donc c’est la propriété intellectuelle et la propriété industrielle ? Ou c’est un autre forme de propriété ?
Karine Riahi : Non, en fait, la propriété intellectuelle, c’est deux pans. C’est la propriété industrielle, donc là, on va sur du brevet, donc on va sur de la technologie, “j’ai créé une caméra, j’ai créé un outil”, donc on est sur la propriété industrielle.
Et la propriété littéraire artistique, qui est la création du contenu, les textes, les histoires, la narration, la mise en scène, la composition, la musique.
Alexandre Michelin : Et donc vous dialoguez en permanence tous les deux ?
Yves Ach : Oui, sur ce genre de sujet, parce qu’effectivement c’est complètement transverse. Et c’est cette fusion de notions et de technologies, et de savoir-faire, et de droit d’auteur qui conduisent à déterminer la valeur des entreprises dédiées à l’immersion et la valeur des entreprises technologiques.
Et donc, cette création de valeur doit être préservée. Elle doit être préservée, elle doit être protégée et elle doit être valorisée.
Alexandre Michelin : Elle doit être identifiée par le créateur de l’entreprise tout court déjà.
Yves Ach : Première étape, effectivement, c’est l’identification. La conscience, en fait, de cette création, la conscience de l’existence de ce capital, finalement, qui peut être…
Alexandre Michelin : Ce n’est pas simplement l’exploitation…
Yves Ach : Absolument, ce n’est pas exclusivement l’exploitation. Avant tout, c’est tout le process qui va permettre de créer une entreprise, de tendre le projet qui est existant et de conduire potentiellement l’entreprise à se pérenniser, à durer dans le temps, et à développer ses projets et avoir les moyens financiers pour développer ses projets, et enfin de créer de la valeur.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Karine Riahi : Je suis Karine Riahi du cabinet Spring Legal. C’est un cabinet qui est nouveau, mais mon expérience est ancienne. Et moi je viens de la production audiovisuelle, un peu comme ceux qui, aujourd’hui, travaillent dans les réalités immersives.
On a ce background de la production audiovisuelle, et c’est important parce qu’à un moment donné on va un peu désacraliser, ou vous mettre un peu à l’aise : rien n’est complètement nouveau, en termes juridiques.
Et la création de valeur, et moi j’aime qu’on dise que le juridique est de la création de valeur. Et là, je vais rebondir sur ce qu’a dit Guillaume Terrien tout à l’heure, qui a fini son intervention sur la notion de propriété intellectuelle.
Donc c’est ça qu’on fait au cabinet, c’est qu’on accompagne des projets où il y a de la propriété intellectuelle, donc des projets classiquement du cinéma, des téléfilms, mais aussi, et de plus en plus, dans la réalité virtuelle.
Et là où c’est important, là où la créativité juridique se met en avant, c’est ça qu’on aime au cabinet, c’est : “comment est ce qu’on va accompagner de l’acquisition de propriété ?”
La propriété intellectuelle, et c’est là où on est dans de la création de valeur, et à ce moment là savoir comment est ce qu’on va pouvoir générer de la recette, générer du profit, générer de la rentabilité, puisque c’est comme ça qu’un secteur industriel se positionne.
Alors, je raconte un peu ma vie, mais je viens de lire un livre sur la création des studios hollywoodiens. On est partis de là, on est partis de la création de contenus qui va générer et qui va créer les studios, les MGM, Universal, etc.
Alexandre Michelin : Pour toi, l’analogie c’est ce qui s’est passé dans les industries créatives, disons au XXᵉ siècle ? Avec des gens qui avaient de la distribution d’un côté, puis qui ont créé des studios et puis ont distribué leurs produits dans des chaînes de distribution, et puis ont fait une activité où il y avait de la distribution, des salles de cinéma, et puis de la propriété, des droits, et des droits d’auteur.
Karine Riahi : Exactement.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Roei Amit : Vinci Immobilier c’est un aménageur urbain. Et là-dessus, on s’est rencontré sur cette vision stratégique dont on parle, qui est la question des formats et des équipements.
On s’est dit que dans les prochaines années – donc ce n’est pas pour demain, mais pour après-demain probablement – l’aménagement urbain aura des lieux dédiés à l’expérience immersive.
Alexandre Michelin : Comme il y a aujourd’hui des stades, ou des cinémas ?
Roei Amit : Comme les salles de cinéma du XXᵉ siècle, il y aura donc des espaces qui vont être dédiés à ce type d’expériences. Et donc, du point de vue d’un aménageur, même si ce n’est pas pour tout de suite, il y a une vision stratégique qui fait que ça fait sens d’être un peu aux premières loges pour pousser…
Alexandre Michelin : Parce que c’est leur métier finalement de faire des systèmes où il y a de l’exploitation, avec des péages, avec des billets…
Roei Amit : Oui, ça fait partie de leur propre écosystème.
Alexandre Michelin : Walid Ben Youssef, qui animait le débat hier, nous a plusieurs fois dit qu’effectivement des murs dans lesquels il se passe des événements, que ce soit des appartements ou des villes dans lesquels se passent des événements, ont plus de valeur ou prennent de la valeur quand il y a un événement.
Donc on comprend que Vinci, à long terme, se dise que d’avoir dans des espaces publics, des événements culturels, ça fait la valeur de la circulation et la valeur du lieu. Donc c’est vraiment un investissement stratégique.
Roei Amit : Ça fait partie de l’aménagement des territoires, c’est d’avoir ça.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)
Alexandre Michelin : Alors là c’est une équation ?
Roei Amit : C’est une équation mathématiques ? Non. Simplement, j’essaye de résumer un peu la démarche structurante qui nous permet aujourd’hui de faire ça.
Donc aidés par l’appel à manifestation d’intérêt du ministère de la Culture qui l’a vu comme – de manière générale – cette importance d’innovation qui a fait écho, et qui a trouvé dans le pays à trois dont a parlé Maud, une vraie banque d’investissement publique.
Ça, c’est très important pour ce type d’innovations qui nécessitent du temps. On n’aura pas un rendement dans deux ans, donc c’est un investissement qui est à moyen terme, à long terme, donc il y a une prise de risque.
Néanmoins, c’est un investissement ce n’est pas ni une subvention, ni du bénévolat, mais ça donne un horizon. Associé avec RMN Grand Palais qui est un EPIC, donc un établissement public industriel et commercial, qui peut agir et donc créer des filiales en trouvant, parce que ça, c’était un des critères du PIA, un investisseur privé, c’est très important dans ce sens.
Alexandre Michelin : PIA c’est le plan d’investissement d’avenir dont parlait Maud Franca, de la Caisse des Dépôts.
Roei Amit : Tout à fait. Et un des critères, c’était de s’associer avec un investisseur privé. Et Vinci Immobilier a voulu nous joindre.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)
Roei Amit : Une de nos prochaines expositions sera autour de Venise, avec Iconem, dans un nouveau dispositif. On a passé l’été dernier en numérisant la ville, en collaboration…
Alexandre Michelin : Parce que Iconem, c’est une société assez remarquable, qui a d’abord un savoir faire de photogrammétrie et qui a, après ce qu’ils ont fait, notamment en Syrie, quand ils ont ressorti les photos des monuments que Daech avait détruits…
Roei Amit : Les photos et les objets 3D, en modélisation 3D…
Alexandre Michelin : Ils ont développé cette spécialisation. Et ça, ça veut dire qu’aujourd’hui, vous avez modélisé Venise avec eux ?
Roei Ami : Oui. Donc on a, de manière très rare, en collaboration, en partenariat avec le musée de la ville, avec la préfecture de Venise – qui est plus compliquée que la préfecture de Paris – on a pu numériser la ville. Pas la ville de manière entière, mais en tout cas des monuments centraux.
Alexandre Michelin : Quelque chose qui ressemble à un jumeau numérique ?
Roei Amit : Ça pourrait. Et d’ailleurs, aujourd’hui, notre enjeu et ça, vous verrez dans un an, ce sera vraiment de raconter cette histoire de la ville sortie de la mer.
Et Venise, vraiment comme plateau de théâtre, le théâtre du monde, sur des pilotis, en lien très étroit avec la mer.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)
Roei Amit : Comme je disais, c’est un “proof of concept”, et d’ailleurs on va continuer à apprendre comment pouvoir produire pour faire plus facilement voyager, mais c’est déjà…
Enfin, Pompéi, on a besoin d’un carré blanc, grosso modo. Bon, c’était un gros carré blanc avec une hauteur sous plafond. Mais au-delà de ça, on n’a pas besoin de grand chose. Après, on a besoin bien évidemment de vidéoprojecteurs, de cimaises, etc.
En tout cas, ce type de format, et venant d’où on vient, qui est “exposition beaux-arts et patrimoine”, où il est de plus en plus difficile de faire voyager les artefacts, les œuvres, avec des coûts qui sont de plus en plus importants…
Alexandre Michelin : Les assurances, les transports, c’est pas durable…
Roei Amit : Ce ne sont pas des clones numériques, mais l’exposition numérique pourrait et devrait voyager plus facilement. Et cette question des formats est au cœur de la démarche, et on verra – et ça, c’est une conviction que l’on porte – qu’il y aura, à un moment donné, une sorte, donc, de standardisation.
Il y aura une standardisation, il y aura une industrialisation, de différentes typologies. On parle donc de formats qui sont des formats complexes, composites. Ce n’est pas simplement une projection…
Alexandre Michelin : Ce n’est pas un tanker que tu amènes, et que tu livres…
Roei Amit : Exactement. Il y a toujours, et je pense que ça fait partie de ça, mais il y aura une sorte de standardisation qui permettra à ce type de contenus de voyager encore plus facilement.
Présentateur : Alexandre Michelin (Fondateur KIF Festival)
Intervenant : Roei Amit (Directeur général du Grand Palais Immersif)
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