L’importance du festival Constellations pour l’attractivité touristique de la région Grand Est

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Marina Lallement : L’Agence Inspire Metz, c’est l’agence d’attractivité des 44 communes de la métropole. 

On a trois métiers : tourisme, tourisme d’affaires et développement économique. 

Notre rôle, c’est de développer le territoire et de renforcer son attractivité. 

Donc, évidemment, Constellations pour nous, c’est un événement extrêmement important en termes d’image, également en termes économiques – je vais y venir -, et on s’est associés dès le départ parce que pour nous c’était une évidence, parce que c’est un événement qui nous singularise, qui singularise la destination. 

Vous parliez tout à l’heure, à juste titre, de la métropole… alors moi je dis toujours, “européenne, créative et durable”, pour être encore plus complète. 

Et, justement, Constellations s’inscrit complètement dans ce positionnement. C’est une véritable stratégie de reconquête de l’image de notre territoire. 

D’ailleurs, je vous remercie d’être présents aujourd’hui, c’est plutôt une très bonne nouvelle pour notre territoire. Ça prouve qu’on est attractifs, qu’on intéresse. 

Donc ça rentre tout à fait dans ce qu’on souhaite.

Alexandre Michelin : Et tous ceux qui arrivent, je dirais, à la gare, et qui font ce parcours et qui ont dit : “ah, je n’étais pas là pour Constellations”…

Il y a une curiosité, surtout après le covid, où les gens commencent à réfléchir à la qualité de vie. Moi, j’ai beaucoup de retours, de : “ah c’est fleuri partout, c’est super clean, super bien organisé…”, enfin des réactions un peu de parisiens qui découvrent qu’il y a encore des villes agréables à vivre.

Et, vraiment, ça vient du cœur. C’est vraiment une réaction, comme ça, tout à fait naturelle. 

Et puis qui commencent à déambuler, et puis qui découvrent qu’il n’y a pas que le Centre Pompidou-Metz, mais qu’il y a aussi beaucoup d’autres choses.

Patrick Thil : Et puis qui découvrent aussi qu’il n’y a pas que la Bretagne ou la Méditerranée qui peut attirer. Et puis il faut leur rappeler que le soleil se lève à l’Est.

Alexandre Michelin : Surtout en ce moment, là. On est gâtés.

Marina Lallement : C’est exactement ça. En fait, pour rebondir sur ce que disait monsieur Thil tout à l’heure, c’est un peu une guerre de l’image. 

Aujourd’hui, les territoires doivent se singulariser. Constellations, c’est un événement qui nous singularise, et c’est vrai que le Centre Pompidou-Metz nous a quand même beaucoup aidés en termes d’image, il faut bien le préciser. 

Et si on regarde, finalement, avec un petit peu de recul, sur cet été, on avait une offre culturelle quand même exceptionnelle à proposer à nos touristes. 

Entre les expositions extraordinaires du Centre Pompidou, que ce soit Arcimboldo ou Chagall, notamment…

Patrick Thil : Ou même l’architecture rêvée et utopique…

Marina Lallement : … d’aerodream, absolument. 

Patrick Thil : Architecture gonflable.

Marina Lallement : Et puis Constellations. Donc on permet à nos touristes, quand même, de vivre des expériences assez extraordinaires. Et puis, Constellations, ça sublime notre territoire. 

Ça fait redécouvrir, d’une manière complètement différente, le patrimoine. Et pour nos touristes, c’est extrêmement important.

Présentateur : Alexandre Michelin

Intervenants :

  • Marina Lallement (Agence Inspire Metz)
  • Patrick Thil (adjoint au maire de Metz en charge de la culture)

Présentation de l’exposition Pompéi

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Stéphane Millière : Chez GEDEON Media Group, nous ne sommes pas du tout du côté de la techno. On est vraiment du côté des contenus, et on est d’abord un producteur de contenus pour la télévision, avec une particularité : c’est qu’on travaille beaucoup sur la science, sur l’histoire, sur le patrimoine, avec des grandes entreprises, avec  des grandes institutions archéologiques.

Et c’est de par ces contenus “propriétaires”, on pourrait dire, originaux, qu’on a produit, qu’on est venus aux expositions immersives. 

Et le sujet qui nous intéresse, c’est Pompéi. Donc Pompéi, on a commencé à négocier – c’était déjà il y a trois ans -, une exclusivité sur les nouvelles fouilles de Pompéi avec le ministère de la Culture et le parc archéologique de Pompéi. 

On a suivi, après, pendant un an et demi, pour nos partenaires télévisuels – et on est assez bien implantés à l’international -, donc France Télévisions, la ZDF en Allemagne, Curiosity Stream aux Etats-Unis, la NHQA au Japon et d’autres. 

Et donc on a suivi pendant un an et demi ces fouilles, et dans le cadre de ces fouilles qui se déroulaient sur une rue – on peut peut-être regarder des images en même temps et je parlerai sur les images si vous voulez, pour ceux qui n’auraient pas vu l’exposition -, donc, dans le cadre de ces fouilles, ça se passait dans une rue et cette rue, évidemment, avait été écroulée par le flux pyroclastique de Pompéi, de l’éruption, et on a reconstitué progressivement la rue, elle a été scannée. 

Et puis ensuite on a remis le premier étage, on a remis les peintures à l’intérieur avec des partenaires spécialisés. Et puis on s’est retrouvés, donc, avec une image virtuelle de Pompéi au moment des fouilles, et de Pompéi tel qu’il était avant l’éruption.

Et c’est à ce moment-là qu’on s’est dit avec nos partenaires archéologues : “ce serait formidable de pouvoir amener cette rue, qu’on a reconstituée, ailleurs”. 

On est venus rencontrer la Réunion des Musées Nationaux avec Massimo Osanna, le directeur de Pompéi, et notamment Roei Amit, qui est ici.

Et il y a eu un engouement, immédiatement, de Roei, qui a convaincu l’ensemble de la Réunion des Musées Nationaux pour amener cette rue à Paris, au Grand Palais. 

Et on a commencé à travailler, à ce moment-là, sur la scénographie d’une rue en immersif, raconter une histoire, raconter l’histoire de l’éruption, avec ses trois temps : avant, pendant l’éruption et après, avec le travail des archéologues. 

Si on peut regarder des images, je crois qu’il y a des images qui sont…

Et donc le travail scénographique a commencé. Ça s’est passé sur 1500 mètres carrés, avec la construction de maisons dans la première partie, des maisons qui sont avant l’éruption, donc entières, telles qu’on les avait reconstituées, qui sont vraiment la copie de celles qu’on avait trouvé dans cette rue à Pompéi, avec les inscriptions, avec toutes les façades, avec les détails de toiture.

Et puis un parcours scénographique qui racontait comment était Pompéi avec les maisons dans lesquelles on pouvait entrer, une première maison avec la description de la ville avant l’éruption, les différents monuments.

Puis on continue à avancer, au milieu il y avait un amphithéâtre avec, sur 18 mètres de haut, le volcan, et l’éruption qui arrivait toutes les quinze minutes. Donc ça, c’est devenu une attraction, notamment pour un public jeune. 

Et puis, dans la suite de l’exposition, on rentrait dans le travail des archéologues, avec cette descente dans les six mètres de la pilie ou, au fur et à mesure, ils trouvent d’abord des peintures, ensuite des objets, et puis après des corps. Et on reconstituait, ensuite, on expliquait le travail de l’archéologie. 

Et puis dans la dernière maison, il y avait les plus belles peintures de Pompéi, sur l’intégralité des murs de la maison, et c’était extrêmement émouvant de se retrouver devant ces peintures, qui sont exceptionnelles. 

Et je veux dire que le travail qu’on a fait là, pour les amener au Grand Palais, ça a été de faire des centaines de photos sur les peintures des villas pompéiennes, les plus belles, et de les reconstituer, de les mettre toutes ensembles et d’avoir une très, très haute définition, au point que le directeur de Pompéi, quand il a vu ça, – il n’avait jamais vu les peintures avec cet éclairage, avec cette qualité de définition et donc agrandies deux fois et demie, trois fois -, il a demandé à ce qu’on fasse la même chose à Pompéi.

Donc ça, c’était une expérience, Pompéi, qui devait ouvrir, je crois, le 15 avril. Et pour des raisons de Covid, évidemment, ça n’a pas ouvert, et ça a ouvert plus tard, au mois de juillet, pendant quatre mois, avec une jauge réduite, 209 000 visiteurs si je me souviens bien.

Donc là voilà, on voit la structure, au Grand Palais, de cette salle énorme, extrêmement haute de plafond, donc c’était formidable d’avoir un espace aussi volumineux. 

On voit, là, la première maison, avec ses trois écrans qui dialoguent.

Et il y avait, j’ai oublié de le dire, évidemment on était en coproduction avec la Réunion des Musées Nationaux et le Parc archéologique de Pompéi. Et donc on avait des objets, issus des dernières fouilles, et ça c’était assez extraordinaire, puisque l’idée c’était de faire dialoguer le réel et le virtuel, de ne mettre en virtuel que ce qui ne pouvait pas être réel. 

Donc on remettait les objets… j’entendais le directeur du musée de Metz ce matin qui disait : “c’est formidable, un objet, mais on n’a pas le contexte”.

Ben là, c’est exactement ce qu’on a fait, on a mis les objets dans le contexte des maisons reconstituées, tels qu’ils auraient pu être, et donc il y avait en permanence un dialogue avec des transparences, par les portes, où on pouvait voir dialoguer le virtuel et le réel.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Tour de table des projets à venir : GEDEON Media Group, Emissive, Accor, Zú

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Stéphane Millière : Alors nous il y a des projets en cours, mais qui vont être… il va y avoir des conférences de presse puisqu’on a fait la production d’une petite partie du pavillon français à Dubaï. Et là-dessus, je ne peux pas m’exprimer plus puisqu’il va y avoir une conférence de presse dans quelques jours.

On prépare une exposition immersive sur les océans qui tournera dans plusieurs villes françaises et peut-être européennes l’année prochaine, mais au moins cinq villes en France. Ça, ce sera au printemps. 

On aura une partie de l’exposition de notre restitution de Gaudi dans l’exposition à Orsay à partir du mois d’avril, l’année prochaine, 2022. 

Et puis on travaille sur une expérience VR avec Stéphane Landowski comme auteur, qui doit être ici, et Small Studio également, qui est basé sur le même principe. 

Et puis beaucoup d’autres projets que je ne peux pas nommer pour des raisons de confidentialité.

Je sais qu’on est un peu tous… 

Fabien Barati : C’est vrai, moi c’est un peu pareil, je vais devoir rester très très flou, parce que aussi il va y avoir des annonces à venir, mais bon, là, dans le format d’expéditions immersives, on est sur un projet qui va sortir en fin d’année et qui va être très, très, très, très gros. C’est censé être l’installation VR peut-être la plus grosse du monde.

Et puis en même temps, en parallèle, on crée des partenariats avec des institutions culturelles, principalement en France, pour les expéditions immersives aussi. Mais bon, là aussi je ne peux pas encore dire qui c’est.

Antoine Dubois : Du côté Accor on va mieux, mais on espère que le business va bien reprendre et que la normalité, ou une nouvelle normalité va arriver et que les hôtels vont bien fonctionner dans le futur.

Mais on travaille sur différents évènements qui arrivent, et le prochain c’est des cours de yoga et dégustation d’huîtres sur une île éphémère le 20 septembre lors des marées basses à l’île d’Oléron.

Et on est en train de réfléchir sur différents autres événements, et on a noté avec Stéphane Gaudi à Barcelone, donc on va en parler.

Matthieu Bonnary : Guillaume, tu es dans la suite du tour de table pseudo virtuel phygigital que nous avons.

Guillaume Therien : Très immersif, comme table ronde. Nous on va clôturer le fonds, donc on est dans les derniers… on est en train de ficeler les dernières étapes de la clôture du fonds pour être capables de déployer les capitaux, aider les entrepreneurs, les entreprises, en espérant d’ici la fin de l’année… il y a tellement de beaux projets qu’on voit de partout, que ce soit sur le territoire européen, canadien, américain, asiatique… Donc on a très, très hâte de travailler et de parler avec ces entreprises-là.

L’actualité qu’on va regarder, c’est sûr, c’est l’économie de créateurs. On y croit beaucoup, au “creator economy”.

Peut-être qu’on prêche pour notre paroisse, mais avec, justement les entrées en bourse qu’on peut voir comme Unreal, Unity, avec Roblox, Patreon, qui sont évalués à des milliards de dollars. 

Donc on n’est plus nécessairement dans, justement, la création… on est pris au sérieux, je pense, les créateurs, donc je trouve ça vraiment, vraiment intéressant.

Et aussi voir les changements d’ordre, les donneurs d’ordres. Que ce soit Amazon qui achète MGM ou TikTok qui ont acheté Pico VR. 

Donc je pense qu’on va voir, stratégiquement, dans la prochaine année, des joueurs se camper, et ça va être vraiment intéressant de voir ça. 

Et pour moi, justement, TikTok est vraiment aussi, je pense… une des choses intéressantes, ça va être de voir la Chine, comme la Chine se positionne très fort dans la culture, dans le divertissement. 

Ils ont des moyens, ils ont différentes façons de faire les choses, ils ont une mise à l’échelle beaucoup plus facile localement que nous, donc j’ai très hâte de voir… je surveille vraiment la Chine d’un œil attentif.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenants : 

– Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

– Antoine Dubois (DGA marketing Accor)

– Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

– Guillaume Therien (Directeur général de Zú)

Comment gérer les droits d’auteur pour des concerts immersifs ?

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Antoine Dubois : Moi j’ai un cas où on est partenaires de l’Accor Arena, donc c’est l’ancien Bercy à Paris. 

Et on avait en tête de pouvoir diffuser une ou deux chansons au début de chaque concert, par exemple, en immersivité sur Internet pour nos membres fidèles, comme d’habitude, en tous cas nos clients, en tout cas leur proposer de découvrir ça.

Et c’est vrai qu’on ne l’a pas fait parce que ce n’est pas encore extrêmement bien calé les droits d’auteur entre le tourneur, entre l’artiste, entre la salle, entre le diffuseur, entre nous. 

Donc il y a encore des cas d’usage comme ça ou les copyright sont encore à inventer et à caler par rapport à de nouveaux usages.

Ce n’est pas encore… enfin c’était qu’un exemple, mais pour montrer que le copyright et les droits, c’est encore des débats sur des cas d’usages très précis.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Antoine Dubois (DGA marketing Accor)

Selon quel modèle économique Emissive produit et distribue ses contenus ?

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Fabien Barati : On va créer des projets qui appartiennent, en tous cas, à la coproduction, donc qui nous appartiennent et qu’on va vouloir exporter le plus possible. C’est vrai que ça, c’est assez similaire sur la partie contenu. 

Nous, on a aussi une partie logicielle qui permet de diffuser et d’exploiter ces contenus, qui est une autre type de propriété intellectuelle.

Donc, pour nous, c’est des choses qui correspondent à des modèles différents, puisqu’on a une plateforme technologique avec un business model de logiciel et un modèle économique de producteur vraiment basé sur les royalties.

Donc bien sûr, c’est extrêmement important pour nous la propriété intellectuelle et le développement de ça dans la réalité virtuelle.

Enfin, nous on parle plus de réalité virtuelle plus précisément que plus globalement l’immersion, ça en fait partie. 

Mais oui, globalement pour l’immersion, c’est ultra important. Mais je trouve que ça se met quand même assez bien en place.

Sur les codes, je dirais : de l’audiovisuel, mais bon, il y a quand même encore du travail d’évangélisation.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Fabien Barati (Fondateur et CEO de Emissive)

Comment GEDEON distribue ses contenus et sur quel business model ?

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Stéphane Millière : Nous on se place du côté du projet. C’est toujours à chaque fois, chaque exposition, chaque projet… comme on n’est pas “techno”, c’est vrai qu’aujourd’hui on fait des expériences VR, des expositions immersives, des choses assez diverses.

Et notre objectif, c’est de créer un catalogue, notamment sur les expositions immersives, notamment sur l’Histoire et le patrimoine.

On a la chance – on parlait un peu de fierté nationale -, mais on a la chance, en France, d’avoir un nombre de sites absolument extraordinaires et ça fait aussi… c’est aussi quelque chose qui fait partie de notre ambition, c’est d’arriver à les exporter, et à les exporter en racontant une histoire, leur histoire. 

Donc le nôtre, notre business model, nous, c’est le catalogue d’exposition avec, derrière, une distribution. D’abord une présentation nationale et ensuite une distribution internationale, et de faire tourner une dizaine de projets dans les deux années à venir, et donc avec des copyrights, évidemment, sur les projets, puisque c’est beaucoup de choses qui sont aussi faites avec des productions originales, notamment des restitutions en images de synthèse de parties disparues de monuments existants.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Stéphane Millière (Fondateur et CEO de GEDEON Media Group)

Zú  : pourquoi financer les outils technologiques plutôt que le contenu immersif ?

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Guillaume Therien : Premièrement, pourquoi on a séparé le contenu ?

C’est parce qu’on s’est aperçu qu’il y avait peu d’innovation, peu de financement dans les technologies. 

Puis ça a été compliqué d’expliquer, même aux donneurs d’ordres ou aux bailleurs de fonds, parce que quand on parle de “Fintech”, et bien la Fintech ne crée pas des nouvelles banques. On crée une technologie qui aide les usagers ou les banques à connecter, ou de nouvelles solutions qui permettent de démocratiser le milieu bancaire.

La high-tech ne crée pas des nouvelles fermes, mais “l’entertainment tech” ou la “créa tech”, c’est la même chose. 

Donc nous, ce qu’on veut, c’est de faciliter les technologies d’applications dans le monde dans lequel on se projette. Donc pour nous, c’est super important.

Et il y a une certaine autonomie, je dirais “nationaliste” aussi. Ce n’est pas juste dans la Silicon Valley qu’il faut que se développent les prochaines plateformes, les prochains outils qui vont, justement, influencer le monde des industries créatives. Donc pour nous il y avait aussi un fort, je dirais… c’était très identitaire. C’était très important qu’on ait une fierté, puis que tout ça se fasse chez nous.

Dans le financement, c’est sûr que, j’en ai parlé, c’est l’équipe. Dans les critères de financement, l’équipe va être super importante, les compétences transversales des fondateurs.

Il y a évidemment aussi ce qu’on appelle le “TAM”, le “Total Addressable Market”, le marché. C’est est-ce que le marché a du potentiel, est en croissance, est-ce qu’il est saturé… donc ça c’est une des choses qui va être très importante.

La mise à l’échelle, même si elle est difficile en ce moment, au moins voir la vision que les entrepreneurs ont, que les créateurs ont dans la mise à l’échelle.

Et puis je dirais une des choses qu’on a pas touché, qui est ultra importante, c’est la propriété intellectuelle.

Donc propriété intellectuelle, je dirais de, oui, technologique, donc les brevets, le design industriel, mais aussi, une fois qu’il y a du contenu – et évidemment, je suis persuadé que les intervenants à la table vont avoir leur mot à dire là-dessus -, mais la propriété intellectuelle dans l’immersif va être à créer, le modèle de licence ou même de droits va être aussi à inventer.

Donc ça va être très intéressant de voir les droits de propriété intellectuelle, comment ils vont muter, comment ils vont se commercialiser dans ce monde immersif-là. 

Ça, ça nous intéresse beaucoup.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Comment l’immersif va-t-il se propager dans tous les domaines de notre vie ?

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Guillaume Therien : Je pense que l’immersif va s’intégrer dans tout. 

On a ici quelqu’un de l’hôtellerie qui parle et qui s’intéresse beaucoup, et même investissent dans ces entreprises-là, donc je trouve ça super encourageant.

Je pense que les gens, peu importe les industries, vont vouloir offrir une expérience immersive. D’ailleurs le mot, des fois, me chatouille parce qu’est ce qui n’est pas immersif ? 

Notre vie actuelle est très immersive, on n’a pas besoin du virtuel pour le rendre immersif, par contre on est capable de raconter des histoires extraordinaires et user d’imagination d’une façon différente.

Donc, je pense que les marques vont être des grands leaders aussi de l’immersif, dans tout ce qui est expérientiel, événementiel, vont vouloir vraiment amener leur valeur, justement, le plus près. 

Je pense que l’immersif, du coup ce qu’on tente de faire, c’est de toucher l’émotion. Ça reste toujours sur l’émotion. Et ça, des fois, la froideur de la technologie freine l’émotion. 

Donc je pense qu’on va toujours pousser à amener l’immersion technologique, la rendre la plus humaine et la plus émotionnelle possible, pour qu’elle ait un impact.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Quels défis se présentent pour le développement social de l’immersif ?

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Guillaume Therien : Un point super important sur l’influence des jeux vidéo.

Les jeux vidéo ont eu une influence incroyable pour tout autre type d’art et de divertissement. 

On peut juste le voir dans les façons de produire : Unreal est maintenant utilisé au cinéma, est utilisé pour faire de la modélisation qui est justement dans le VR… 

Même dans les productions, on voit les “Virtual Productions” qui, dans le monde du cinéma, l’interactivité…

Donc je pense que le jeu vidéo a été très innovant. 

Par contre, il y a des choses qui se portent moins bien à d’autres industries, dans les industries créatives. 

Mais pour revenir peut-être à la question, je pense que, que ce soit individuel ou collectif, je pense que le défi va être vraiment sur, je dirais, la mise à l’échelle ou les fréquences.

Parce que je ne sais pas c’était quoi, on va dire, le nombre de personnes que pouvait accueillir Pompéi en même temps, mais ça, c’est un autre défi. 

C’est le défi d’encadrement, d’accompagnement, et de densité dans le lieu. Donc c’est un autre grand, grand défi de l’immersif à mon avis.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

Quels modèles économiques sont nécessaires pour la distribution de l’immersif ?

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Guillaume Therien : C’est très difficile, parce qu’on commence. 

L’immersif, je pense que monsieur Millière l’expliquait bien, on est en mode expérimentation, en mode innovation, donc les modèles économiques sont en train de se forger. 

C’est ce qu’on voit, je l’ai dit un peu précédemment, dans tout ce qui est “location-based” ou dans tout ce qui est muséal, ou des lieux de divertissement, des lieux culturels.

On voit beaucoup ce qui va être le “paiement par sensation”, donc faire une visite régulière, après y ajouter une réalité peut-être augmentée, y ajouter de l’immersion, y ajouter du multisensoriel. 

Donc on voit que ce modèle économique-là s’implante de plus en plus. Il était déjà disponible dans les cinémas – on peut imaginer l’IMAX 3D ou même les chaises qui vibraient ou qui donnent des sensations -, donc on le voit s’implanter.

Dans ce qui est immersif, je dirais, à la maison, c’est compliqué parce que malgré le fait que Oculus 2 a réussi à démocratiser et à vendre des millions de casques, des dizaines de millions de casques – parce que c’est très difficile d’avoir les données réelles de nos amis Facebook -, ça reste quand même qu’il y a peut-être quoi, 40 millions de casques dans le monde.

Donc c’est très difficile d’avoir un modèle économique de mise à l’échelle qui va être rentable et très profitable.

Donc, on le voit, plusieurs gens, plusieurs grandes compagnies se lancent dans, justement, la distribution. Bon Facebook le dit, Microsoft… J’attends de voir ce qui va se passer là-dedans. 

Je pense qu’on va voir quand même les mêmes modèles économiques d’abonnements, de “subscription” arriver, peut-être une forfaitisation, avec des bandeaux qui vont ajouter d’autres choses, donc on va voir beaucoup de ça. 

Et d’après moi, aussi, il va y avoir beaucoup d’emprunts sur les modèles “SAS”. 

Donc on a vu vraiment “subscription as a service”, on pourrait voir l'”entertainment as a service”, à mon avis ça pourrait en arriver là. 

Donc il va falloir peut-être être inspirés par d’autres modèles d’affaires qui sont peut-être moins traditionnels ou moins ancrés dans le monde du divertissement et de la culture.

Présentateur : Matthieu Bonnary (Manager EY Consulting)

Intervenant : Guillaume Therien (Associé Triptyq Capital, ex-directeur général de Zú)

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